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Le Maroc en tricolore

| Écrit par Faouzi Mahjoub

Henri Michel et Aimé Jacquet au secours des Lions de l’Atlas.

Deux anciens sélectionneurs français reprennent du service au Maroc. Alors que les Lions de l’Atlas (la sélection nationale) sont désormais dirigés par Henri Michel, son compatriote Aimé Jacquet, champion du monde 1998, sera le nouveau conseiller la commission technique de la Fédération royale marocaine de football (FRMF).
Henri Michel n’en est pas à sa première expérience marocaine. En 1995, recommandé à Hassan II par Michel Hidalgo, autre ancien patron de l’équipe de France, il est engagé comme sélectionneur, poste qu’il conserve jusqu’en février 2000. S’il parvient à qualifier l’équipe pour le Mondial 1998, où celle-ci obtient des résultats plus qu’honorables (match nul avec la Norvège, défaite contre le Brésil, victoire contre l’Écosse), il rencontre moins de succès en Coupe d’Afrique des nations (CAN) : élimination en quart de finale en 1998 (par l’Afrique du Sud) et au premier tour en 2000 (par le Nigeria). À la suite de cet échec, s’estimant « victime d’un lynchage médiatique », il rend son tablier et émigre aux Émirats arabes unis, où son passage ne laisse pas un souvenir impérissable. Engagé par la Tunisie en décembre 2001, Michel dirige la sélection lors de la 23e CAN, au Mali, au mois de janvier suivant. C’est un fiasco : trois matchs disputés, aucune victoire ni aucun but marqué ! Deux mois après, il jette l’éponge.
En 2004, il prend la direction des Éléphants de Côte d’Ivoire, qui arrachent in extremis leur ticket pour la Coupe du monde 2006 et, en février 2006, disputent la finale de la 25e CAN (défaite aux tirs au but face à l’Égypte). En Allemagne, dans une poule très difficile, les Ivoiriens, en dépit de leur énorme potentiel technique, s’inclinent face à l’Argentine et aux Pays-Bas, l’emportent sur la Serbie, mais ne parviennent pas à franchir le premier tour. Sévèrement critiqué pour ses choix tactiques et ses méthodes, Michel rompt son contrat et, en juillet 2006, rejoint le club al-Arabi, à Doha (Qatar). Il tient trois mois. Licencié le 23 octobre, il s’envole pour Le Caire et, en décembre, atterrit au Nadi Ezzamalek.
Des débuts prometteurs incitent ses employeurs, le 18 avril dernier, à prolonger son contrat de deux ans. Mais début août, le Français prend prétexte d’une ingérence des dirigeants dans ses attributions techniques pour claquer la porte. En fait, il a été contacté par des dirigeants de la FRMF, qui souhaitent le débaucher. Une démarche peu courtoise à l’égard de Mhammed Fakhir, le sélectionneur en place depuis décembre 2006, qui était pourtant parvenu à qualifier les Lions de l’Atlas pour la phase finale de la CAN 2008. Henri Michel, qui a signé un contrat de trois ans, a pris ses fonctions le 1er septembre. Il percevra un salaire mensuel de 45 000 dollars. Son premier objectif : la CAN 2008.
Reste à savoir quel rôle la FRMF réserve à Aimé Jacquet, qui, en décembre 2006, a pris sa retraite de directeur technique national du foot français. Le fera-t-elle cohabiter avec Michel ?

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