Politique

Maroc : Mohammed VI nomme le gouvernement Akhannouch

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Mis à jour le 7 octobre 2021 à 19:39

Mohammed VI (à dr.) et le chef du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, au palais royal de Fès, le 10 septembre 2021. © Azzouz Boukallouch/Moroccan Royal Palace/AFP

Nadia Fettah Alaoui à l’Économie et aux Finances, Abdellatif Ouahbi à la Justice… quelle est la composition du nouveau gouvernement marocain ?

Ce jeudi après-midi, au Palais royal de Fès, Mohammed VI a présidé la cérémonie de nomination du nouveau gouvernement. Dirigé par Aziz Akhannouch, dont le parti, le Rassemblement national des indépendants (RNI),  a remporté les élections législatives du 8 septembre, le gouvernement compte ainsi 24 membres – ministres délégués et secrétaires généraux inclus.

Nizar Baraka, patron de l’Istiqlal, arrivé troisième aux élections de début septembre, prendra la direction du ministère de l’Équipement. Le parti de la balance voit également l’un de ses membres prendre la tête du maroquin des Transports, en la personne de Mohamed Abdeljalil, qui présidait jusque-là le directoire de Marsa Maroc. Ryad Mezzour, ancien chef de cabinet de Moulay Hafid Elalamy devient, lui, ministre de l’Industrie. Des visages nouveaux — à l’exception de Nizar Baraka — qui ne sont pas impliqués dans les instances dirigeantes du parti d’Allal Al Fassi, et qui allient à la fois la compétence technique et la légitimité politique.

Nasser Bourita maintenu

Quant au secrétaire général du Parti Authenticité et Modernité (PAM) Abdellatif Ouahbi, arrivé deuxième lors du scrutin, il hérite du portefeuille de la Justice. Mehdi Bensaïd prend quant à lui la tête de la Jeunesse et de la Culture, et Younès Sekkouri est nommé ministre de l’Inclusion et de l’Emploi.

Jusqu’alors ministre du Tourisme, Nadia Fettah Alaoui devient ministre de l’Économie et des Finances. C’est la première fois qu’une femme occupe ce poste crucial s’il en est dans l’histoire du royaume. Elle est remplacée au Tourisme par Fatim-Zohra Ammor, ancienne directrice marketing d’Akwa qui a notamment été commissaire générale du Pavillon du Maroc à l’Expo universelle de Milan en 2015.

Parmi les ministres reconduits, Abdelouafi Laftit demeure à la tête de l’Intérieur. Les Affaires étrangères continueront d’être dirigées par Nasser Bourita. Quant à Ahmed Toufiq, il est maintenu aux Habous et Affaires islamiques, poste qu’il occupe depuis 2002. Le patron de la fédération marocaine de football Fouzi Lekjaa reste au Budget.

Jusqu’alors ambassadeur du Maroc à Paris, le président de la Commission spéciale sur le modèle de développement, Chakib Benmoussa, devient lui ministre de l’Éducation nationale.

Sans surprise, le RNI garde la main sur la majorité des maroquins. Citons ainsi Mustapha Baïtas, un très proche du chef du gouvernement Aziz Akhannouch, est nommé porte-parole du gouvernement et ministre en charge des relations avec le Parlement.

La nouvelle maire de Marrakech Fatima-Zahra Mansouri devient elle ministre de l’Habitat et de la Ville. Celle de Casablanca-Settat, Nabila Rmili, hérite de la Santé. Leila Benali sera chargée de superviser la Transition énergétique, gros chantier du mandat du nouveau gouvernement.

Ex-secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Mohammed Sadiki a pris la succession de Aziz Akhanouch à la tête de ce ministère.