Politique

Visas : le ton monte entre Rabat et Paris

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Mis à jour le 5 octobre 2021 à 18:20

Les ministres des Affaires étrangères français et marocain, Jean-Yves Le Drian et Nasser Bourita (à dr.) en conférence de presse à Rabat, le 9 octobre 2017. © Mosa’ab Elshamy/AP/SIPA

L’annonce par la France de la réduction de moitié du nombre de visas accordés aux ressortissants marocains a suscité l’incompréhension, voire l’agacement des autorités du royaume, qui estiment que Paris se défausse à bon compte sur Rabat.

À la fin du mois de septembre, le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, annonçait la réduction de moitié du quota de visas accordés aux Marocains, en réponse, a-t-il expliqué, au faible nombre de laissez-passer consulaires délivrés par le royaume à ses ressortissants faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (138 laissez-passer pour 3301 personnes en situation irrégulière).

Si Rabat n’a pas réagi aussi vivement qu’Alger, les positions françaises et marocaines semblent assez peu conciliables, chacun se renvoyant la balle.

Un problème récurrent entre Paris et Rabat, qui avait, entre autres, motivé la visite de Gérald Darmanin en octobre 2020. Le ministre français de l’Intérieur avait alors déclaré « qu’il était normal […] qu’ils [les ressortissants du royaume en situation irrégulière, NDLR] reviennent sur le territoire marocain ».

De même qu’il fallait continuer de protéger les mineurs en les ramenant « auprès de leur famille au Maroc ou dans des centres éducatifs marocains ».