Politique

L’Algérie interdit son espace aérien aux avions militaires français

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Mis à jour le 4 octobre 2021 à 11:29

L’Algérie a décidé de fermer son espace aérien aux avions militaires français après les propose d’Emmanuel Macron sur la « rente mémorielle ». © PHILIPPE LOPEZ/POOL/AFP © L’Algérie a décidé de fermer son espace aérien aux avions militaires français après les propose d’Emmanuel Macron sur la « rente mémorielle ». © PHILIPPE LOPEZ/POOL/AFP

Une décision prise dans la foulée du rappel par Alger de son ambassadeur en France, « pour consultations ». Les propos d’Emmanuel Macron sur la « rente mémorielle », ainsi que la réduction drastique des visas octroyés par Paris aux ressortissants du Maghreb ont mis le feu aux poudres entre les deux pays.

« L’Algérie rappelle son ambassadeur (Mohamed Antar-Daoud, ndlr) à Paris pour consultations et un communiqué sera diffusé sur le sujet », a indiqué samedi 2 octobre la télévision en montrant à l’écran un court texte en arabe de la présidence algérienne.

Les médias locaux reprenaient largement samedi un article du journal français Le Monde où le président français Emmanuel Macron, recevant des descendants de protagonistes de la guerre d’Algérie, estime qu’après son indépendance en 1962, l’Algérie s’est construite sur « une rente mémorielle », entretenue par « le système politico-militaire ».

« Haine de la France »

Il y évoque aussi « une histoire officielle », selon lui, « totalement réécrite » qui « ne s’appuie pas sur des vérités » mais sur « un discours qui repose sur une haine de la France ».

C’est la seconde fois qu’Alger convoque son ambassadeur à Paris depuis mai 2020 lorsque l’ambassadeur de l’époque, Salah Lebdioui, avait fait l’objet d’un rappel « immédiat » après la diffusion d’un documentaire sur le mouvement de contestation prodémocratie Hirak, diffusé sur France 5 et la chaîne parlementaire.

Réduction de moitié des visas aux Algériens

Les relations entre Paris et Alger étaient déjà tendues.

Mercredi 29 septembre, l’ambassadeur de France à Alger François Gouyette avait été convoqué au ministère des Affaires étrangères algérien pour se voir notifier « une protestation formelle du gouvernement » après la décision de Paris de réduire de moitié les visas accordés aux Algériens souhaitant se rendre en France.