Politique

Maroc : décès de la princesse Lalla Malika, tante du roi Mohammed VI

Mis à jour le 28 septembre 2021 à 17:25

Avec Hassan II et le général de Gaulle, en juin 1963, à l’Élysée, à Paris. © @ Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images

Présidente du Croissant-Rouge marocain, la princesse avait beaucoup œuvré en faveur des initiatives caritatives dans le royaume. Tout en cultivant la discrétion.

Ce mardi 28 septembre, le royaume chérifien est en deuil : la princesse Lalla Malika, tante du roi Mohammed VI, est décédée à l’âge de 88 ans, a annoncé un communiqué du ministère de la Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie.

Fille de feu Mohammed V et de Lalla Abla, la princesse Lalla Malika était la dernière sœur du défunt monarque Hassan II encore en vie. Lalla Nouzha a, elle, trouvé prématurément la mort dans un accident de voiture en 1977, à tout juste 37 ans. Quant à Lalla Aïcha, icône de l’indépendance et du féminisme, et Lalla Amina, cavalière émérite et ardente défenseur des sports hippiques au royaume, elles sont décédées respectivement en 2011 et 2012.

Née le le 14 mars 1933 au Palais royal de la capitale, la princesse Lalla Malika présidait le Croissant-Rouge marocain depuis 1967. Elle était l’épouse de Mohamed Cherkaoui, plusieurs fois ministre et ancien ambassadeur du Maroc à Paris, de 1961 à 1964.

Issu d’une illustre zaouïa de lettrés, les Cherkaoua, ce grand nationaliste – il est l’un des signataires du Manifeste de l’indépendance de 1944 – et fin diplomate avait su entretenir des liens de qualité avec différents milieux de la capitale française, jusqu’au général de Gaulle, alors que les relations entre le Maroc et l’ancienne puissance coloniale au lendemain de l’indépendance n’étaient pas toujours au beau fixe .

À l’écart des mondanités

De leur union sont nés quatre enfants : Moulay Sulaiman, Moulay Omar, Moulay Mehdi et Lalla Rabia, sur l’éducation desquels la princesse veillait elle-même.

La princesse veillait elle-même à l’éducation de ses enfants.

« Élégante et distinguée, Lalla Malika cultivait la discrétion. En dehors de ses activités caritatives au sein du Croissant-Rouge marocain, elle vivait à l’écart de toutes mondanités, se consacrant avant tout à sa famille, à ses enfants et à ses petits-enfants », rapporte un connaisseur des arcanes du Palais.

« Compte tenu de la situation épidémiologique, le roi Mohammed VI a tenu à ce que les obsèques de la défunte se déroulent dans un cadre familial restreint », indique le communiqué relayé par la MAP.