Politique

RDC : comment Vital Kamerhe tente de trouver une porte de sortie

L’ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi a engagé, depuis plusieurs semaines, une bataille devant la Cour de cassation pour obtenir son acquittement.

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Mis à jour le 15 septembre 2021 à 17:27

Vital Kamerhe, face aux journalistes à Kinshasa, le 17 septembre 2016. © Gwenn Dubourthoumieu pour JA

Condamné le 15 juin en appel à 13 ans de prison, Vital Kamerhe poursuit sa bataille judiciaire. Selon nos informations, l’ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, accusé d’avoir détourné des fonds alloués au programme présidentiel des 100 jours, s’est pourvu en cassation.

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Évacuation à l’étranger

En parallèle de cette saisine, il multiplie les discussions pour remanier son équipe de défense, composée de plusieurs avocats congolais, dont Me Kabengela Ilunga Jean Marie, et de l’ancien bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier Sur.

Arrêté le 8 avril 2020, il avait été condamné à 20 ans de prison en première instance, le 20 juin 2020. La justice l’avait alors reconnu coupable de détournement de plus de 48 millions de dollars destinés à la construction de logements sociaux dans le cadre du programme des cent jours, avec son principal co-accusé, l’entrepreneur libanais Samih Jammal.

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En août 2020, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a été évacué, pour raisons de la santé, de la prison de Makala et admis au centre hospitalier Nganda à Kinshasa, où il se trouve toujours. Toujours selon nos informations, il n’a pas rompu avec Félix Tshisekedi, dont il reste un allié politique, et certains de ses conseillers. Il utilise d’ailleurs ce canal pour plaider en faveur de son évacuation à l’étranger. Des discussions avaient été entamées pour une prise en charge en France mais elles n’ont jamais abouti – comme les nombreuses demandes de remise en liberté provisoire formulées par sa défense.