Vie des partis

Sénégal : l’opposition s’est-elle fait hara-kiri ?

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Mis à jour le 23 septembre 2021 à 15h13
Incapable de s’unir en vue des élections locales prévues le 23 janvier 2022, l’opposition pourrait bien payer ses tiraillements au prix fort.

Incapable de s’unir en vue des élections locales prévues le 23 janvier 2022, l'opposition pourrait bien payer ses tiraillements au prix fort. © MICHELE CATTANI/AFP

À quatre mois d’élections locales déjà maintes fois reportées, la coalition portée par Ousmane Sonko et Khalifa Sall a explosé. Avant d’enfanter, malgré elle, une sœur jumelle emmenée par le PDS de Karim et Abdoulaye Wade.

L’illusion aura fait long feu. Le 2 septembre, tel un mirage qui se dissipe au milieu du désert alors qu’on croit l’approcher, la coalition de l’opposition Yewwi Askaan Wi volait en éclats au moment même où certains de ses leaders annonçaient sa création lors d’une conférence de presse.

Exit le Parti démocratique sénégalais (PDS) de Karim et Abdoulaye Wade ; tout comme And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ-PADS), de Mamadou Diop Decroix ; ou encore la Convergence libérale et démocratique Bokk Gis Gis, emmenée par Pape Diop. Une semaine plus tard, le 9 septembre, une seconde alliance de l’opposition – encore dépourvue de nom à l’heure où nous écrivons ces lignes – renaissait, tel le phénix, sur les cendres de ce rendez-vous manqué.

Entre-temps, l’opposant et patron de média Bougane Guèye Dany (Gueum Sa Bopp) avait quant à lui décidé de voler de ses propres ailes. Tout comme Thierno Bocoum, leader de l’Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir), ouvert à des alliances électorales ponctuelles mais qui n’a rallié, pour l’heure, aucune de ces deux coalitions.

L’harmonie promise a cédé la place à une véritable cacophonie

En quelques jours, l’harmonie promise a ainsi cédé la place à une véritable cacophonie et l’opposition sénégalaise a renoué avec ses vieux démons. Incapable de s’unir en vue des élections locales prévues le 23 janvier 2022, elle pourrait bien payer ses tiraillements au prix fort face à la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY), plus étoffée que jamais après avoir rallié au fil des ans divers ténors issus de ses propres rangs. D’autant que des législatives doivent également se dérouler en 2022, moins de deux ans avant l’échéance du second mandat de Macky Sall…

Combat des chefs

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