Politique

Maroc – Mohamed Tozy : « La victoire du RNI satisfait probablement la monarchie »

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Mohamed Tozy, chercheur et professeur à Sciences-Po Aix.

Mohamed Tozy, chercheur et professeur à Sciences-Po Aix. © DR

Effondrement spectaculaire du PJD, au pouvoir depuis dix ans, victoire confortable du RNI de Aziz Akhannouch… Les législatives marocaines ont totalement rebattu les cartes du jeu politique. Explications et analyse du chercheur Mohamed Tozy, professeur à Sciences Po Aix.

Les élections du 8 septembre au Maroc ont totalement bouleversé l’échiquier politique avec la déroute cinglante du Parti de la justice et du développement (PJD) et la victoire confortable du Rassemblement national des indépendants (RNI) de Aziz Akhannouch, nommé dans la foulée chef du nouveau gouvernement par le roi Mohammed VI.

L’ancien ministre de l’Agriculture et chef du parti arrivé premier aux législatives dirigera donc le prochain exécutif. Mais il devra au préalable, malgré les 102 sièges obtenus par sa formation – un record –, former une coalition gouvernementale et une majorité parlementaire. Le cycle de négociations en cours doit aboutir rapidement à la formation d’un gouvernement, idéalement avant la rentrée du Parlement, prévue le 8 octobre.

Quels scénarios d’alliances sont-ils envisageables ? Pour Mohamed Tozy, chercheur et professeur à Sciences Po Aix, toutes les combinaisons sont possibles, l’essentiel étant de parvenir à la formule la plus utile et la plus efficace pour le Maroc, qui s’apprête à lancer de grandes réformes, en s’appuyant notamment sur le nouveau modèle de développement présenté au souverain au mois de mai. Entretien.

Jeune Afrique : Ne pensez-vous pas que la personnalité du nouveau chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, qui est par ailleurs un homme d’affaires extrêmement puissant, puisse être clivante ?

Mohamed Tozy : Sur ce point, et d’une manière générale sur les risques de conflits d’intérêts, nous disposons au Maroc d’un arsenal législatif, ainsi que d’une série d’institutions qui veillent à garantir la bonne gouvernance et le respect des standards internationaux.

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