Politique

RDC : le procès de Matata Ponyo s’ouvrira le 25 octobre

L’ancien Premier ministre de Joseph Kabila sera jugé devant la Cour constitutionnelle pour détournement de deniers publics dans l’affaire Bukanga Lonzo.

Mis à jour le 13 septembre 2021 à 11:32

Augustin Matata Ponyo, alors Premier ministre de la RDC, pose dans son bureau à Kinshasa le 14 octobre 2014. Augustin Matata Ponyo, Premier Ministre de la R√©publique d√©mocratique du Congo, pose dans son bureau √† Kinshasa le 14 octobre 2014. / Augustin Matata Ponyo, Prime Minister of the Democratic Republic of Congo, is posing in his office in Kinshasa on October 14th, 2014. © Gwenn Dubourthoumieu pour JA

L’ex-chef du gouvernement congolais Augustin Matata Ponyo aura bel et bien droit à son procès. Selon plusieurs sources au sein de la Cour constitutionnelle, il comparaîtra devant la plus haute cour du pays à partir du 25 octobre. Il sera jugé pour détournement de deniers publics dans le cadre du projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.

À Lire RDC : Matata Ponyo, un ambitieux dans la tourmente

Un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), publié le 18 novembre 2020, avait dénoncé le détournement de 205 millions de dollars sur les 285 millions alloués à ce projet agricole lancé en grande pompe en 2014. Matata Ponyo, Premier ministre de 2012 à 2016, est présenté par l’IGF comme « l’auteur intellectuel » de ce détournement. C’est à la suite de ce rapport que le procureur général près la Cour constitutionnelle s’était saisi du dossier pour demander l’autorisation de poursuivre Matata Ponyo.

Bras de fer judiciaire

L’annonce de ce procès intervient après plusieurs semaines de bras de fer entre la justice congolaise et Matata Ponyo. Initialement visé par une demande de levée de son immunité de sénateur dans le cadre de l’affaire Bukanga Lonzo, l’élu du Maniema avait échappé de justesse aux poursuites à l’issue du vote de la Chambre haute du Parlement, le 15 juin. Les auditions de l’ancien Premier ministre avaient finalement été autorisées début juillet mais dans un autre dossier, celui de la zaïrianisation.

L’ancien Premier ministre n’a cessé de dénoncer un « acharnement judiciaire »

Entendu au parquet général près la Cour constitutionnelle, Matata Ponyo avait brièvement été placé sous mandat d’arrêt. Il avait également été assigné à résidence avant que la mesure ne soit levée vingt-quatre heures plus tard. L’ancien Premier ministre n’a cessé de dénoncer un « acharnement judiciaire », critiquant à plusieurs reprises une « procédure politique ».