Politique

Maroc : le roi appelle Aziz Akhannouch à former le gouvernement

| Par Jeune Afrique
Aziz Akhannouch, président du Rassemblement national des indépendants, après la victoire de son parti aux législatives marocaines, le 9 septembre à Rabat.

Aziz Akhannouch, président du Rassemblement national des indépendants, après la victoire de son parti aux législatives marocaines, le 9 septembre à Rabat. © FADEL SENNA/AFP

Mohammed VI a appelé le président du Rassemblement national des indépendants, sorti vainqueur des élections du 8 septembre, à former le nouveau gouvernement.

C’est le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhanouch, que le roi Mohammed VI a chargé ce vendredi de former le nouveau gouvernement marocain à l’issue des élections du 8 septembre.

Le RNI est arrivé en tête du scrutin avec 102 sièges sur les 395 que compte la Chambre des Représentants. Il devance le Parti Authenticité et Modernité (PAM, 87 sièges), le Parti de l’Istiqlal (PI, 81 sièges), l’Union socialiste des forces populaires (USFP, 34 sièges), le Parti du progrès et du socialisme (PPS, 22 sièges) et l’Union constitutionnelle (UC, 18 sièges).

Le RNI devrait logiquement s’allier avec l’un de ces mouvements, sans doute le PAM ou le PI, pour constituer une majorité et un gouvernement. Quant au Parti de la Justice et du Développement (PJD) du chef du gouvernement sortant, son effondrement électoral (le mouvement passe de 125 députés à 13) a provoqué aujourd’hui la démission collective de son secrétariat.

Consécration

La nomination à la tête du gouvernement est une consécration pour Aziz Akhannouch, en charge du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts depuis 2007. Arrivé à la tête du RNI en 2016 alors que celui-ci avait enregistré un fort recul électoral, passant de 52 sièges à 37 à la Chambre, l’homme d’affaires a su inverser la tendance et attirer sur ses listes nombre de déçus des autres partis.

Aujourd’hui âgé de 60 ans, Aziz Akhannouch est à la tête d’un patrimoine estimé par Forbes à 2,2 milliards de dollars, ce qui fait de lui la première fortune du Royaume. Un profil qui aurait pu gêner sa nomination à la tête du gouvernement, mais la logique institutionnelle a finalement prévalu. Au terme de l’article 47 de la Constitution, le roi choisit le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête du scrutin, puis nomme les ministres sur proposition de ce dernier.

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