Politique

Coup d’État en Guinée : l’Afrique, un continent de putschistes

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Mis à jour le 5 octobre 2021 à 11:09

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Alpha Condé renversé par Mamadi Doumbouya en Guinée, Assimi Goïta qui mène deux coups d’État en moins d’un an… La saison des putschs est-elle de retour en Afrique ? Trois décennies d’instabilité chronique en infographies.

Des tirs retentissent dans la capitale, le chef de l’État est arrêté – ou fuit le pays quand il le peut –, un gradé apparaît sur les écrans pour revendiquer la prise de pouvoir au nom, le plus souvent, de la restauration de la démocratie… Si l’on a pu penser un temps que la « tradition » des coups d’État était un mauvais souvenir sur le continent, ces derniers mois ont apporté un cinglant démenti aux optimistes. La chute d’Alpha Condé en Guinée, renversé par le lieutenant-colonel Mamadi Doumbouya, les coups d’État menés par Assimi Goïta contre Ibrahim Boubacar Keïta, d’abord, puis contre Bah N’Daw. Des putschs qui ne sont que les derniers d’une série ininterrompue.

À l’orée des années 1990, un vent d’espoir s’était pourtant levé dans la foulée des conférences nationales ayant ouvert la voie au multipartisme dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Enfin allait on voir l’alternance démocratique se faire par les urnes dans le cadre de scrutins transparents et de campagnes équitables… Las, ces trente et une dernières années, le continent a été le théâtre de 30 putschs. Trois coups d’État sur quatre dans le monde ont lieu en Afrique, et l’état des lieux est pire encore si l’on resserre la focale sur la seule Afrique de l’Ouest : Guinée, Tchad, Mali, Niger ou encore Guinée-Bissau.

Retour en infographies sur trente années d’instabilité chronique.

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