Politique

Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo reléguée au second plan du futur parti de Laurent Gbagbo

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Mis à jour le 08 septembre 2021 à 10h22
Laurent Gbagbo prononce un discours lors d’une réunion avec des chefs traditionnels et des membres de son parti dans sa résidence à Mama, son village natal, le 28 juin 2021.

Laurent Gbagbo prononce un discours lors d'une réunion avec des chefs traditionnels et des membres de son parti dans sa résidence à Mama, son village natal, le 28 juin 2021. © SIA KAMBOU / AFP

L’ancienne Première dame a répliqué dans un communiqué cinglant, se disant « peu encline » à s’associer à cette initiative.

Attendue la semaine dernière, la liste a fini par tomber. Ce mardi 7 septembre, Laurent Gbagbo a dévoilé l’équipe chargée de préparer le congrès constitutif de son futur parti, censé se tenir d’ici fin octobre. Sans surprise, la plupart des membres de son premier cercle et de la vieille garde du Front populaire ivoirien (FPI) en fait partie. En tout, près de 100 personnes, réparties en différentes commissions.

Plusieurs figures des « GOR » (les « Gbagbo ou rien », ses partisans qui lui sont restés fidèles malgré la scission avec le FPI de Pascal Affi N’Guessan) composent le « comité de coordination ». On y retrouve ainsi Assoa Adou, principal responsable du FPI pro-Gbagbo durant l’absence de l’ancien président, Hubert Oulaye, ancien ministre et président du groupe parlementaire Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) à l’Assemblée nationale, ou encore Sébastien Dano Djédjé, ex-ministre de la Réconciliation nationale – lequel est aussi nommé président du futur congrès constitutif. Jean-Baptiste Gnahoré, ex-président du conseil régional de Gagnoa, et Emmanuel Ackah, ancien directeur de cabinet de Gbagbo, complètent ce comité de coordination.

Simone Gbagbo reste « une personnalité éminente »

La commission chargée de l’élaboration du manifeste du futur parti sera présidée par Laurent Akoun, vieux compagnon de route du « Woody de Mama ». Celle chargée de son règlement et de proposer un nom et un sigle sera, elle, dirigée par André Kouassi Kouakou. La vingtaine de personnes qui composent chacune de ces deux commissions sont convoquées dès demain à 10h au domicile abidjanais d’Abou Drahamane Sangaré, ancien secrétaire général du FPI décédé en 2018, pour une première séance de travail. Parmi elles, de nombreux membres de la garde rapprochée de Gbagbo, comme Justin Koné Katinan, Damana Pickass, Emmanuel Monnet, Habiba Touré, Georges-Armand Ouégnin, Émile Guiriéoulou…

Enfin, des dizaines de responsables plus ou moins en vue du FPI pro-Gbagbo complètent le « groupe de réflexion élargi » sur le futur parti. Dans la liste ressort notamment le nom de Simone Ehivet Gbagbo, l’ancienne Première dame. Depuis son retour à Abidjan, le 17 juin, l’ancien chef de l’État a rompu au sens propre comme au figuré avec son ex-femme, dont il a officiellement demandé le divorce.

« Elle n’en reste pas moins une éminente personnalité du FPI. Je ne vois pas pourquoi elle ne ferait pas partie de la future équipe, comme tous les autres hauts responsables du parti », glissait un intime de Gbagbo il y a quelques jours. De son côté, l’ancienne Première dame a réagi à travers un communiqué acerbe, publié sur ses réseaux sociaux dans la soirée. « Je suis surprise que mon nom circule comme membre d’un Groupe de réflexion élargi, sans que je n’ai même été préalablement consultée. Je reste dubitative devant ces pratiques et manquements, et je suis peu encline à m’associer à ce type d’initiative car je mérite un minimum de respect et de considération. »

 

 

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