Politique économique

Cedeao : le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie coincés en salle d’attente

Réservé aux abonnés | | Par - à Casablanca
Le président nigérian Muhammadu Buhari et le roi du Maroc Mohammed VI, en 2018, à Rabat.

Le président nigérian Muhammadu Buhari et le roi du Maroc Mohammed VI, en 2018, à Rabat. © AZZOUZ BOUKALLOUCH/MAP

En 2017, le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie formulaient respectivement une demande d’adhésion à la Cedeao, avec le statut d’observateur et de membre associé. Quatre ans après, la situation reste floue. Explications.

« Le Maroc n’est pas pressé », ont l’habitude de dire les officiels. Mais quatre ans après la demande d’adhésion formulée par le royaume auprès de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest [Cedeao], toujours aucune réponse à l’horizon.

Quant à l’étude d’impact engagée par le groupe des cinq États membres chargés du dossier à la Cedeao, rien de nouveau non plus. Comme si la demande marocaine était restée lettre morte.

Contactés par Jeune Afrique, ni le ministère marocain des Affaires étrangères, ni les responsables de la communication au sein de la Cedeao n’ont souhaité s’exprimer sur les évolutions de cette demande formulée le 24 février 2017.

Situation confuse

« Il y a une véritable omerta, aucune information ne circule sur ce projet. Le Maroc a été échaudé par les réactions négatives de certaines parties prenantes au sein de la Cedeao. Néanmoins, des discussions bilatérales sont toujours en cours », avance l’économiste Larabi Jaïdi, Senior Fellow au Policy Center for the New South et membre de la Commission pour le nouveau modèle de développement.

En 2017, dans la foulée du Maroc, la Tunisie et la Mauritanie avaient respectivement demandé l’obtention d’un statut d’observateur et de membre associé au sein de l’institution ouest-africaine.

La Tunisie a certes été admise, « mais on ne sait pas à quoi donne droit ce statut d’observateur. S’agit-il simplement d’assister aux réunions de la Cedeao ? » s’interroge Larabi Jaïdi.

Quant à la Mauritanie, elle a multiplié les allers-retours. Membre de la Cedeao jusqu’en 2000, elle en a claqué la porte pour rejoindre l’Union du Maghreb arabe (UMA), un projet mort-né essentiellement à cause des divergences sur le « dossier Sahara ».

Au printemps 2017, Nouakchott a signé un accord avec la Cedeao portant sur la libre circulation des biens et des personnes entre le pays et les 15 États membres de la communauté, avec un retour dans la zone de libre-échange ouest-africaine prévu en janvier 2019.

Mais finalement, « on a demandé à la Mauritanie de revoir sa copie et de formuler une nouvelle demande d’admission », explique Larabi Jaïdi.

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