Electricité

RDC, Sénégal, Angola : Schneider Electric accélère en Afrique subsaharienne

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Mis à jour le 07 septembre 2021 à 17h28
En Afrique subsaharienne, Schneider Electric compte des bureaux au Sénégal, en Cote d’Ivoire, au Nigeria, au Cameroun, en RDC, au Kenya, en Tanzanie, à Maurice et en Afrique du Sud.

En Afrique subsaharienne, Schneider Electric compte des bureaux au Sénégal, en Cote d'Ivoire, au Nigeria, au Cameroun, en RDC, au Kenya, en Tanzanie, à Maurice et en Afrique du Sud. © blog.se.com

Conforté par l’urbanisation progressive et le besoin croissant d’une gestion intelligente de l’énergie, la multinationale française prévoit d’étendre ses activités en Afrique subsaharienne.

« Nous allons continuer à renforcer notre présence en Afrique », déclare à The Africa Report/Jeune Afrique Amel Chadli, vice-présidente de la stratégie et de l’énergie numérique pour le Moyen-Orient et l’Afrique. 

Parmi les pays ciblés par le groupe, le Sénégal, le Mozambique, l’Angola et la RDC. L’expansion, qui a été retardée par le Covid-19, commencera en 2022. 

Le métro de Londres consomme plus d’électricité en quatre mois que les 12 millions d’habitants du Bénin en un an

En Afrique subsaharienne, Schneider Electric compte des bureaux au Sénégal, en Cote d’Ivoire, au Nigeria, au Cameroun, en RDC, au Kenya, en Tanzanie, à Maurice et en Afrique du Sud. Ses revenus en 2020 ont atteint 25,2 milliards d’euros réalisés à 27 % en Europe de l’Ouest, 24% en Amérique du Nord, 32% en Asie et 17% dans le reste du monde (en Amérique latine, Afrique..).

Lourdes pertes de revenus dues aux pannes de courant

Selon une étude menée par le chercheur Amos Kalua de l’Institut polytechnique de Virginie, environ 75 % des entreprises d’Afrique subsaharienne subissent des pertes importantes chaque année en raison de pannes de courant. L’Angola est le pays le plus durement touché, avec 18,3 % de revenus perdus. La Zambie arrive en deuxième position (9,5 %), suivie du Malawi (7,9 %).

Le groupe ciblera également la gestion de l’eau et le traitement des eaux usées

Selon elle, 600 millions d’Africains manquent encore de solutions énergétiques. L’investisseur britannique CDC Group estime que la consommation moyenne d’électricité par personne en Afrique subsaharienne (hors Afrique du Sud) est de 500 kilowattheures (kWh), contre 13 000 kWh aux États-Unis et 6 500 kWh en Europe.

«Le métro de Londres consomme plus d’électricité en quatre mois que l’ensemble du Bénin, qui compte 12 millions d’habitants, en une année », explique l’institution de développement.

Plan stratégique et partenariats à l’étude

L’urbanisation croissante en Afrique représente pour Schneider un « réel potentiel de croissance», et la société fera des « investissements significatifs » dans l’expansion sur le continent, explique Amel Chadli. Pour Schneider Electric, la gestion intelligente de l’énergie est le secteur qui connaît la plus forte croissance. Au deuxième trimestre de 2021, son chiffre d’affaires sur ce secteur a grimpé de 26 %, devançant les équipements industriels et les logiciels et services.  

Le groupe prévoit d’embaucher davantage d’employés en Afrique subsaharienne et recherche des partenaires locaux, déclare Amel Chadli installé à Dubaï. Néanmoins, l’entreprise n’a pas encore décidé combien d’employés seront embauchés, mais un plan stratégique est à l’étude.

La multinationale s’intéresse à la gestion intelligente des réseaux électriques et prévoit d’installer des systèmes de surveillance afin de réduire les gaspillages et accroître l’efficacité énergétique. Schneider Electric va se concentrer également sur la gestion de la chaleur dans les bâtiments. Selon Amel Chadli, les bâtiments représentent jusqu’à 30 % des émissions de carbone. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) à Paris estime que les émissions mondiales directes et indirectes liées à la chaleur utilisée dans les bâtiments ont augmenté en 2019, pour atteindre le niveau le plus élevé jamais enregistré.

Transition énergétique durable 

En juin, Schneider Electric s’est associé à SolarX, entreprise active en Afrique de l’Ouest spécialisée dans les énergies renouvelables, pour fournir des nouvelles technologies à ses clients industriels en Afrique francophone.

Avec l’augmentation de la population, le groupe ciblera également la gestion de l’eau et le traitement des eaux usées. Les entreprises pourront suivre l’efficacité énergétique de leurs fournisseurs grâce aux solutions fournies par Schneider Electric.

Enfin, Amel Chadli reconnaît qu’en Afrique subsaharienne il ne sera pas possible de passer immédiatement à une production à 100 % d’énergie renouvelable. Pour autant, Schneider Electric cherchera  des opportunités dans l’industrie agroalimentaire et les datacenters. 

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