Économie

Mauritanie-Koweït : Mohamed Ould Ghazouani restructure une dette qui plombait les comptes publics

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Mis à jour le 30 août 2021 à 17:58

De g. à dr. : Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, Mohammed Ould Ghazouani, président de la Mauritanie, et Nana Akufo-Addo, président du Ghana, lors d’une table ronde au sommet d’investissement Royaume-Uni-Afrique à Londres, le 20 janvier 2020.

Par l’accumulation d’arriérés et d’intérêts, cette créance de moins de 100 millions de dollars avait décuplé en trente ans, à plus de 990 millions de dollars… Explications.

La Mauritanie et le Koweït ont clos, le 26 août, un conflit politico-financier vieux de trente ans. En effet, les deux pays ont signé un accord portant sur la restructuration de la dette de 82,7 millions de dollars que Nouakchott avait contractée dans les années 1970 pour indemniser les actionnaires de la Miferma nationalisée et pour renforcer les fonds propres de la Banque centrale de Mauritanie.

La Mauritanie avait suspendu ses remboursements en 1991 après avoir soutenu l’Irak, au moment où celui-ci avait voulu annexer le Koweït. Cette dette était devenu dormante, car le pays créancier refusait de négocier quoi que ce soit avec Nouakchott coupable à ses yeux d’avoir soutenu son envahisseur. Ce fardeau potentiel pesait dans l’équilibre des comptes de la Mauritanie et nuisait à son image auprès des investisseurs.

La « dette passive » de la Mauritanie vis-à-vis du Koweït avoisinait le