Économie

Covid : le Nigeria va recevoir près de 8 millions de doses du vaccin chinois Sinopharm

Par
Mis à jour le 26 août 2021 à 17:03

Une femme reçoit sa deuxième dose de vaccin dans un centre de vaccination à Lagos

Déjà livré en vaccins AstraZeneca, Moderna et Johnson & Johnson, le pays le plus peuplé du continent se fournira également en vaccins chinois. Moins d’1 % des Nigérians ont pour le moment reçu une injection.

Le Nigeria a récemment approuvé le vaccin chinois Sinopharm contre le COVID-19, a déclaré le 24 août le Dr. Faisal Shuaib, directeur de l’Agence nationale de développement des soins de santé primaires du Nigeria. Environ 7,7 millions de doses du vaccin ont été allouées au Nigeria dans le cadre du programme COVAX, qui vise à fournir des vaccins aux pays en développement. Le responsable nigérian n’a pas précisé quand les doses de Sinopharm arriveraient ou seraient administrées.

Les cas sont en augmentation au Nigeria, les nouvelles infections quotidiennes ayant été multipliées par dix par rapport aux niveaux observés en juillet, selon un décompte de l’agence Reuters.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec quelque 200 millions d’habitants, n‘a vacciné qu’une petite partie d’entre eux, en grande partie en raison d’un manque d’approvisionnement. Jusqu’à présent, quelque 2 millions de personnes, soit 1 % de la population, ont reçu une dose de vaccin, tandis que moins d’un million en ont reçu deux.

Contaminations sous-évaluées

Le déploiement des vaccins, qui avait été interrompu le 9 juillet en raison de l’épuisement des stocks après une première phase, a repris le 16 août.

Au cours de la première phase, le Nigeria a utilisé des doses du vaccin d’AstraZeneca reçues par le biais de COVAX. Il a depuis reçu des doses de vaccin Moderna offertes par les États-Unis, qui sont utilisées pour la deuxième phase.

Les vaccins de Johnson & Johnson achetés par le Nigeria via un programme de l’Union africaine devraient également être utilisés. Selon les données officielles, le Nigeria a enregistré 187 588 cas de COVID-19 et 2 276 décès depuis le début de la pandémie, mais les chiffres pourraient être beaucoup plus élevés étant donné que seuls 2,7 millions d’échantillons ont été testés.