Économie

Francophonie économique : le Commonwealth, modèle, adversaire ou partenaire ?

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Mis à jour le 26 août 2021 à 11:31

Les drapeaux du Commonwealth sur Parliament square à Londres © © Vuk Valcic/SOPA/ZUMA/REA

La Rencontre des entrepreneurs francophones, organisée par le Medef, a été l’occasion de clamer la nécessité de faire des affaires avec le monde anglophone même si des obstacles juridiques demeurent.

Devant le champ de courses de l’hippodrome de Longchamp ces 23 et 24 août, pas question de considérer comme des rivaux les 54 pays du Commonwealth et leur part de 17 % dans le PIB mondial (en parité de pouvoir d’achat). Devant les 600 chefs d’entreprises et 27 délégations présents lors de cette grand-messe de la francophonie économique, le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, dont le discours a provoqué des applaudissements particulièrement nourris, a loué l’organisation anglophone. « Nous devons faire comme le Commonwealth », a insisté le dirigeant ivoirien. Précédé sur cette voie par Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Mouvement des entreprises de France (Medef), et organisateur de cet évènement, qui a plaidé pour « travailler ensemble », avec les institutions et entrepreneurs venant des pays membres de l’organisation symboliquement dirigée par la Reine Elisabeth II.

Au-delà de ces vœux, des obstacles persistent cependant dans la réalisation  de transactions et la conduite d’affaires entre pays anglophones et francophones sur le continent. « Ceux d’entre vous qui ont signé un contrat en droit anglais, avec des cabinets de conseils anglo-saxons [en connaissent] la complexité mais aussi le coût », a pris à témoin le patron des patrons français, passé par les équipes de L’Oréal au Royaume-Uni et dont une entreprise – The Phone House a été racheté par un fonds britannique.