Politique

Congo : ce qu’est venu faire le Premier ministre Collinet Makosso à Paris

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Mis à jour le 24 août 2021 à 17:06

Anatole Collinet Makosso, à Paris, le 25 mai 2012.

Le chef du gouvernement effectue une visite de travail d’une semaine à Paris, du 24 au 30 août. « Jeune Afrique » en dévoile le programme.

Cent jours après sa nomination au poste de Premier ministre, c’est à Paris qu’Anatole Collinet Makosso effectue sa première sortie internationale dans le cadre d’une visite de travail d’une semaine, du 24 au 30 août.

Le chef du gouvernement congolais, qui a pris ses quartiers dans un hôtel du 16e arrondissement, est accompagné de pas moins de neuf ministres (Affaires étrangères, Finances, Communication, Diversification économique, Transports, Environnement, Coopération, PME, Développement industriel) pour ce qui apparaît comme une opération de reconquête du partenaire historique de Brazzaville.

De Bercy à l’OIF

Après avoir reçu le conseiller Afrique d’Emmanuel Macron, Franck Paris, le matin de son arrivée, Anatole Collinet Makosso s’est rendu à Bercy pour un entretien avec le ministre de l’Économie et des Finances français, Bruno Le Maire.

Plusieurs autres rencontres sont inscrites sur son agenda, notamment avec la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, avec le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, avec le directeur général de l’AFD, Rémi Rioux, ainsi qu’avec la secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo. La députée LREM des Français de l’étranger Amélia Lakrafi a également sollicité une audience.

Soft power congolais

Le Premier ministre congolais, qui assistera à un dîner offert par le Medef International avant d’aller à la rencontre de la diaspora congolaise, a placé deux thématiques en tête de son programme. Les négociations (toujours inachevées) avec le FMI et la relance des investissements tout d’abord, le Congo peinant à sortir de la crise multiforme générée par la chute des revenus du pétrole et la pandémie de Covid-19.

L’écologie, le développement durable et le bassin du Congo ensuite, carte essentielle du soft power congolais érigée au titre de priorité par la partie française à la veille de la conférence des Nations unies sur la biodiversité de Kunming et de la COP26 de Glasgow. Anatole Collinet Makosso plaidera notamment la cause du Fonds bleu, désormais opérationnel mais en attente de financement.