Économie

Après la crise, le monde du droit des affaires à la relance

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Mis à jour le 7 septembre 2021 à 09:57

Vue aérienne de la mine d’or de Mana de l’entreprise Semafo. Burkina Faso. © Renaud VAN DER MEEREN/EDJ

La pandémie a profondément affecté les pratiques, mais modérément le niveau d’activité. Si les grands projets se sont poursuivis, l’activité des fusions-acquisitions, elle, a souffert.

Quand, le 11 mars 2020, l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, déclare l’état de pandémie mondiale, la terreur économique s’empare un temps des esprits. En fait, pour les juristes, le choc sera brutal mais bref.

Il n’y a pas eu de chute brutale en 2020, plutôt un ralentissement

« La vie des affaires a vite repris son cours, même si la logistique terrestre, le trafic maritime, certains chantiers et les voyages d’affaires restent affectés », relève Pascal Agboyibor, fondateur d’Asafo & Co., dont la jeune structure a connu « une nette croissance » l’an dernier. Christophe Asselineau, associé chez Norton Rose Fulbright et spécialiste des gros dossiers miniers, d’infrastructures ou d’énergie, indique que « depuis les premiers mois de cette année, on note une reprise d’activité nette, notamment des projets. Il n’y a pas eu de chute brutale en 2020, plutôt un ralentissement ».

Sena Agbayissah, associé chez Hughes Hubbard & Reed, le rejoint : « En dépit des craintes, les activités en cours de projets ou de financement ont retrouvé leur niveau d’avant la crise. Notre cabinet a fait une bonne année 2020, et le souci est de gérer la charge de travail. » Actif sur plusieurs dizaines de dossiers, notamment en Côte d’Ivoire (Atinkou, Biovea, Azito…) ou au Togo, Sena Agbayissah conseille la BOAD pour son projet d’augmentation de capital de 1,5 milliard d’euros, une des grosses opérations du moment.

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