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Tchad : Mahamat Idriss Déby dénonce « l’hydre terroriste » après l’attaque meurtrière de Boko Haram contre l’armée

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Mis à jour le 6 août 2021 à 11:08

Mahamat Idriss Déby, à N’Djamena, le 11 juin 2021.

Au moins 24 militaires tchadiens ont été tués et plusieurs blessés mercredi dans une attaque de Boko Haram dans la région du lac Tchad, en proie à de nombreuses incursions de jihadistes.

« Les éléments de retour d’une patrouille se reposaient quand ils ont été attaqués par Boko Haram », a déclaré Haki Djiddi, précisant que « 24 militaires ont été tués, plusieurs ont été blessés et d’autres militaires se sont éparpillés dans la nature ». L’attaque, qui a eu lieu sur l’île de Tchoukou Telia, à 190 km au nord-ouest de N’Djamena, a été confirmée par le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna, qui a refusé de communiquer un quelconque bilan.

« Guerre asymétrique »

La mort des soldats « rappelle les défis sécuritaires auxquels nous sommes toujours confrontés dans une partie de nos frontières. Le lourd tribut que nous payons dans cette guerre asymétrique est amer, mais il ne sera pas vain. Nous ferons capituler l’hydre terroriste », a réagi sur son compte Twitter, Mahamat Idriss Déby, président du Conseil militaire de transition depuis la mort de son père, Idriss Déby Itno, en avril 2021, lors de combats contre des rebelles.

Le lac Tchad est une vaste étendue d’eau et de marécages parsemée d’îlots habités dans l’Ouest, dont certains sont des repaires du groupe nigérian Boko Haram ou de sa branche dissidente, l’État islamique en Afrique de l’Ouest.

Multiplications des attaques

En mars 2020, une centaine de soldats tchadiens avaient été tués en une nuit par le groupe Boko Haram, sur la presqu’île de Bohoma, dans la province du Lac, où se trouve une base de l’armée tchadienne. Le président Idriss Déby Itno avait lancé en avril 2020 une offensive contre les jihadistes dans la région. Le maréchal Déby est mort en avril 2021 lors de combats contre un groupe rebelle.

Son fils Mahamat Idriss Déby Itno, à la tête d’un Conseil militaire de transition, lui a succédé.Dans cette zone à la frontière du Tchad, du Nigeria, du Cameroun et du Niger, les attaques se sont multipliées ces derniers mois, les jihadistes profitant de leur connaissance de ce terrain marécageux.

La rébellion de Boko Haram a éclaté en 2009 dans le Nord-Est du Nigeria avant de se propager dans les pays voisins. Depuis, plus de 36.000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leur domicile, selon l’ONU.

Avec AFP