Pétrole & Gaz

Aliko Dangote décroche près de 3 milliards de dollars pour sa raffinerie

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 06 août 2021 à 19h25
Aliko Dangote, PDG du groupe Dangote, lors du Africa CEO Forum de mars 2016 à Abidjan, Côte d’Ivoire.

Aliko Dangote, PDG du groupe Dangote, lors du Africa CEO Forum de mars 2016 à Abidjan, Côte d'Ivoire. © Eric Larrayadieu/Africa CEO FORUM/JA

La compagnie nationale des hydrocarbures (NNPC) devient le premier acteur extérieur de poids à s’associer à cette initiative. Selon le milliardaire nigérian, trois autres entreprises l’auraient déjà approché au sujet d’une prise de participation.

Le ministère nigérian du Pétrole, Timipre Sylva, a annoncé le 03 août 2021 que la compagnie nationale des hydrocarbures (Nigerian National Petroleum Corporation – NNPC) allait devenir actionnaire minoritaire du projet de raffinerie du groupe Dangote, obtenant 20% du capital de ce complexe contre un chèque de 2,76 milliards de dollars, a rapporté l’agence Reuters.

La raffinerie d’Aliko Dangote, avec une production attendue à 650 000 barils par jour, devrait être la plus grande du continent d’Afrique. Sa mise en service est prévue pour janvier 2022, après deux reports. Le coût de sa construction est évalué à 15 milliards de dollars.

La NNPC avait signé en juin une lettre d’intention avec le conglomérat nigérian et était en négociations avec des institutions bancaires et le gouvernement fédéral d’Abuja pour valider et financer cette prise de participation. Des négociations qui ont abouti avec l’exécutif nigérian.

Premier exportateur de pétrole d’Afrique, le Nigeria doit importer la quasi-totalité de sa consommation de carburants en raison de la vétusté de ses infrastructures nationales. La raffinerie de Dangote pourrait participer également au rééquilibrage de la balance extérieure du pays, dont le déficit en 2020 est évalué à -33 milliards de dollars selon la Banque mondiale.

Modernisation des raffineries nationales

Outre le démarrage du complexe de Dangote, le gouvernement table aussi sur la réhabilitation de trois raffineries publiques, toutes opérées par NNPC.

En mars 2021, les autorités ont signé un contrat avec le groupe d’ingénierie italien Tecnimont pour la rénovation de la raffinerie principale de Port Harcourt, à l’arrêt depuis 2019, pour un montant de 1,5 milliard de dollars. Selon le ministre Timipre Sylva, les travaux ont d’ores et déjà commencé et 15% du montant du contrat avaient déjà été réglé.

Le gouvernement fédéral nigérian a également approuvé deux autres contrats de modernisation respectivement pour les raffineries de Warri (au sud du pays) et de Kaduna (au nord). C’est la société italienne Saipem qui sera partenaire des deux réhabilitations, pour un coût total de 1,48 milliard de dollars. Les travaux sont censés durer 33 mois.

Cette modernisation sera financée par l’État fédéral et un prêt de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).

(Avec Reuters)

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