Politique

Frontière maritime Ghana-Togo : négociations serrées entre Nana Akufo-Addo et Faure Gnassingbé

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Mis à jour le 4 août 2021 à 17:50

Faure Gnassingbé et nana Akufo-Addo, en février 2018.

Les deux présidents se donnent encore quatre mois pour s’entendre autour de la délimitation maritime entre leurs pays.

Faure Essozimna Gnassingbé et Nana Akufo-Addo sont décidés à parvenir, à la suite des négociations entreprises depuis 2018, à un accord sur la délimitation de la frontière maritime entre leurs deux pays – un litige qui dure depuis un demi-siècle. Une démarcation provisoire a été soumise lors d’une réunion qui s’est déroulée du 22 au 25 juin) par le Ghana, qui exploite déjà la zone transfrontalière maritime faisant l’objet de conflit. Mais elle a été refusée par le Togo.

Ligne dure

Les autorités de Lomé craignent en effet qu’elle ne devienne définitive. Elles ont donc fait une contre-proposition les 28 et 29 juillet. Une ligne dure défendue par Stanislas Baba, ministre-conseiller pour la mer de Faure Gnassingbé. Cet ex-ministre de Gnassingbé Eyadéma a été l’un des piliers du Code de la marine marchande et plus récemment, de la loi sur l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral.

Des experts, puis les ministres chargés des questions maritimes et des Affaires étrangères des deux pays doivent désormais se réunir afin d’évaluer les différentes propositions et de parvenir à un accord avant la date du 26 novembre prochain. Objectif : éviter d’avoir recours aux voies judiciaires pour résoudre ce conflit.

En attendant, les autorités togolaises demandent expressément aux Ghanéens de les aider à maintenir un climat de paix et de bon voisinage. Selon nos informations, à deux reprises les 7 et 13 avril, un pétrolier à destination du port de Lomé qui se trouvait dans la zone litigieuse a été escorté à la limite de celle-ci par la marine ghanéenne. Deux incidents qui ont particulièrement irrité le Togo et compliqué les négociations.

Les deux pays avaient pourtant accepté au sein de cet espace l’organisation de patrouilles mixtes, la pêche, la recherche et l’exploration non invasive, les recherches minières ou encore la navigation maritime.