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Jeux olympiques : Zango, l’espoir du Burkina Faso

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Hugues-Fabrice Zango lors du meeting de Paris indoor à l’AccorHotels Arena, à Paris, le 2 février 2020. 

Hugues-Fabrice Zango lors du meeting de Paris indoor à l’AccorHotels Arena, à Paris, le 2 février 2020.  © Icon Sport

Porté par son record du monde de triple saut en salle décroché en janvier à Doha, Hugues-Fabrice Zango rêve d’offrir au Burkina Faso sa première médaille d’or olympique.

Hugues-Fabrice Zango (28 ans) n’aura pas à chercher bien longtemps le chemin de la reconversion, une fois sa carrière de sportif de haut niveau terminée. Si le triple saut occupe une part conséquente de son emploi du temps, entre les entraînements, les voyages et les compétitions aux quatre coins du monde, le reste de son agenda est largement comblé.

Arrivé en France en 2015 avec un visa d’étudiant, le Burkinabè est licencié dans le club d’Artois Athlétisme et suit des études supérieures à l’Université d’Artois, à Arras (nord de la France) dans le domaine du génie électrique. Il achèvera, en 2022, son doctorat, avec un sujet de dissertation – machine électrique performante à rotor externe et convertisseur intégré pour application en environnement sévère – qui ne parlera qu’aux initiés.

Courbe ascendante

Né à Ouagadougou, fils d’un inspecteur des finances et d’une enseignante, Hugues-Fabrice Zango ne nourrissait pas spécialement d’ambitions sportives, préférant se concentrer sur ses études. Mais un échec lors d’une compétition inter-collèges au début des années 2010, à Ouaga, l’a paradoxalement convaincu d’accorder un peu plus de temps à une activité sportive qui n’était finalement qu’un loisir parmi d’autres.

Cette persévérance portera rapidement ses fruits. En 2016, à Durban, en Afrique du Sud, Zango termine deuxième du concours de triple saut lors des Championnats d’Afrique, puis remporte l’or un an plus tard à Abidjan à l’occasion des Jeux de la Francophonie.

Depuis, ses résultats n’ont jamais cessé de suivre une courbe ascendante. En 2018 à Asaba (Nigeria), il devient champion d’Afrique, puis remporte un an plus tard à Rabat (Maroc) la médaille d’or aux Jeux africains. Et au niveau mondial, le Burkinabè obtient la médaille de bronze aux championnats du monde disputés à Doha (Qatar). Zango a également su s’entourer des bonnes personnes. Il a choisi comme entraîneur le Français Teddy Tamgho, âgé de trois ans de plus que lui et champion du monde de la discipline en 2013, alors que son poulain découvrait à peine le haut niveau.

Calme et puissance

Surnommé Jiren, un personnage du manga Dragon Ball incarnant le calme et la puissance, Hugues-Fabrice Zango, même s’il ne vit plus au Burkina Faso depuis six ans, y demeure très apprécié. Ses performances l’ont élevé (presque) au même niveau de popularité que les meilleurs footballeurs du pays, tels Charles Kaboré ou les frères Alain et Bertrand Traoré. Porté par son record du monde en salle, décroché à Doha en janvier dernier (18,07 m) et son record d’Afrique, atteint en plein air début juillet (17,82 m), il rêve d’offrir à sa patrie sa première médaille d’or olympique.

Il l’a déclaré à plusieurs reprises avant de s’envoler pour Tokyo, où il a porté le drapeau rouge et vert lors de la cérémonie d’ouverture du 23 juillet. Ce qui est sans doute tout sauf un hasard. Parmi la mini-délégation burkinabè, composée de sept athlètes, il est, de loin, celui sur lequel reposent les espoirs de tout un pays d’adhérer, enfin, au club de ceux qui ont goûté à l’or olympique…

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