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[Série] La finance en héritage

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Économie

Côte d’Ivoire : les Kacou Diagou, une assurance toute africaine (3/5)

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Mis à jour le 24 septembre 2021 à 15:43

Jean Kacou Diagou entouré de ses filles Mansan Dominique Diagou Ehilé et Bénédicte Janine Kacou Diagou. © Mansan Diagou Ehilé, Jean Kacou Diagou et sa fille Janine Diagou. © jean-marie Heidinger/Hans lucas MONTAGE JA

« La finance en héritage » (3/5). En Côte d’Ivoire, qui s’intéresse de près ou de loin à la finance n’a pas pu passer à côté de la saga Kacou Diagou. De l’empire financier NSIA, on retiendra avant tout une histoire africaine.

Ne leur dites pas que la success story NSIA est une histoire familiale. « Le positionnement du Groupe NSIA est de sortir justement des « dynasties » pour faire correspondre l’image de NSIA au projet d’entreprise adopté, celui d’une Groupe financier africain », explique-t-on au sein de l’entreprise.

La narration de la célèbre famille ivoirienne de la finance ne peut être réduite à une simple transmission de père en filles. C’est déjà l’histoire d’un homme, l’une des premières fortunes de Côte d’Ivoire, qui a réussi à bâtir un empire financier ex nihilo, à l’âge de 50 ans.

Entrepreneur sur le tard à son grand regret , Jean Kacou Diagou (JKD) met sur les rails la Nouvelle société d’assurance interafricaine en 1995. En quelques années, il bâtit un ambitieux groupe de bancassurance dont le holding est aujourd’hui niché au cœur du Plateau à Abidjan, l’empreinte régionale est forte (12 pays) et les reins solides (15 milliards de F CFA de bénéfices en 2019 ; soit près de 23 millions d’euros). Le groupe, renommé NSIA en 2002, ne vise pas moins que le top 5 dans chacun de ses pays d’implantation.