Politique

RDC – Controverse sur la Ceni : tous contre « Fatshi » ?

Mis à jour le 2 août 2021 à 23:02
Kash

Par Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

Kash

C’est le blocage. Au terme de plusieurs jours de négociations, les représentants des communautés religieuses ne sont pas parvenus à un accord sur le nom du futur président de la Ceni. Un bras de fer qui risque de durer.

En lieu et place de la fumée blanche tant attendue, c’est une nouvelle controverse qui secoue le landerneau politique kinois. Au terme de leur conclave, les représentants des huit confessions religieuses chargées de parvenir à un consensus sur le nom du futur président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) se sont quittés sur un constat de désaccord.

Six des huit confessions concernées ont, malgré l’échec des discussions, finalement décidé de déposer les procès-verbaux de désignation sur le bureau du président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia Pwanga. Deux noms émergent pour succéder à Corneille Naanga : ceux de Denis Kadima, porté par l’Église kimbanguiste et soutenu par les Églises du réveil, et de  Roger Bimwala, porté par l’Armée du salut.

Alliances surprenantes

Les catholiques et les protestants sont vent debout contre le premier, et l’ont fait savoir. Leurs représentants craignent en effet qu’à travers Denis Kadima, réputé proche de Félix Tshisekedi bien qu’il s’en défende, les autorités n’aient la mainmise sur une Ceni chargée d’organiser la présidentielle de 2023. La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l’Église du Christ au Congo (ECC) ont été rejointes dans leurs critiques par l’opposition et une partie de la société civile.

Et dans le concert de contestations qui s’élèvent depuis le 30 juillet, on assiste à des alliances de circonstance pour le moins surprenantes. La coalition Lamuka, de Martin Fayulu, Ensemble pour la République, de Moïse Katumbi, et le Front commun pour le Congo, de Joseph Kabila, entonnent en effet, sur ce dossier, les mêmes critiques. Et toutes ont la même cible : Félix Tshisekedi.