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Côte d’Ivoire : la CPI lève son mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo

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Mis à jour le 30 juillet 2021 à 10:28

Simone Gbagbo, le 15 janvier 2019 dans sa résidence de Cocody.

Le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre l’ex-Première dame ivoirienne, accusée notamment de crimes contre l’humanité lors de la crise de 2010-2011, a été levé.

Dans une décision rendue publique jeudi, la Cour pénale internationale (CPI) a levé son mandat d’arrêt contre l’ex-épouse de Laurent Gbagbo. Elle était accusée de crimes contre l’humanité durant la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3 000 victimes.

« La Chambre considère qu’il est approprié de décider que le mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo cesse d’être effectif », a écrit la CPI dans une décision de 7 pages, datée du 19 juillet mais dévoilée seulement ce jeudi. Deux jours plus tôt, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo se retrouvaient pour la première fois depuis dix ans, lors d’une très médiatique rencontre au palais présidentiel à Abidjan.

Chefs de crimes contre l’humanité

« Bonne nouvelle pour Mme Simone Gbagbo (…), elle pourra désormais librement voyager à travers le monde entier, a réagi son avocat Ange Rodrigue Dadjé, dans une déclaration transmise à l’AFP. Cette levée du mandat vient boucler définitivement les poursuites dont faisaient l’objet les Gbagbo devant la CPI. »

Simone Gbagbo était réclamée par la CPI pour quatre chefs de crimes contre l’humanité, à savoir meurtre, viol, autres actes inhumains et persécution, commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011.

En mars dernier, la CPI avait définitivement acquitté Laurent Gbagbo, également poursuivi pour crimes contre l’humanité ainsi que pour crimes de guerre. L’ancien président avait pu faire son retour en Côte d’Ivoire le 17 juin, après dix ans d’absence.

Contrairement à son époux, Simone Gbagbo n’avait jamais été livrée à la CPI par les autorités ivoiriennes. Elle avait en revanche été condamnée en mars 2015 à 20 ans de prison à Abidjan pour atteinte à la sûreté de l’État. Elle avait finalement été libérée le 8 août 2018, après une amnistie décrétée par le président Alassane Ouattara afin de favoriser la réconciliation nationale.

Avec AFP