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[Série] La finance en héritage

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Économie

RDC : les Rawji, la centaine rugissante (2/5)

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Mis à jour le 27 septembre 2021 à 18:03

Mazhar Rawji (au centre), entouré de Mustafa (à gauche) et de Zain Rawji © © DR

« La finance en héritage » (2/5). Dans cette famille originaire d’Inde, le sens des affaires se transmet de génération en génération. Et s’est notamment traduit, à partir de 2002, par le développement de Rawbank, devenue la première banque du pays.

Naître Rawji en RDC implique une assimilation naturelle du sens des affaires et, pour les dernières générations, d’un goût prononcé pour la finance. « La finance a toujours été une passion », affirme d’emblée Mustafa Rawji quand on l’interroge sur son parcours. Le directeur général de Rawbank, neveu du fondateur Mazhar Rawji, a été présenté comme « un banquier chevronné » lorsqu’il a pris les manettes du fleuron de l’empire familial en mai 2020.

Une formule destinée à rassurer : le leader bancaire congolais est entre de bonnes mains. La « famille » reprend le contrôle après le départ début 2020 du Belge Thierry Taeymans, qui avait été recruté par Mazhar Rawji pour lancer Rawbank au début des années 2000. Celui-ci avait dû laisser son poste sur fond d’enquête pour corruption dont il a été depuis mis hors de cause.

Faire de Rawbank la banque de tous les Congolais, telle est l’ambition

Mustafa Rawji, le nouveau stratège, connaît parfaitement les enjeux de la banque dont il a piloté le département business development de 2002 à 2015. En parallèle, il s’est forgé une expérience en dehors du sérail congolais : à Dubaï pour HSBC, à Paris et à Genève pour Calyon Bank.

Un nouveau rythme