Politique

Côte d’Ivoire : pourquoi Ibrahim Cissé Bacongo revient aux affaires

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Mis à jour le 28 juillet 2021 à 12:59

Le maire de la commune de Koumassi, Ibrahim Cissé Bacongo.

À la surprise générale, Alassane Ouattara a nommé ce cacique du régime conseiller spécial chargé des affaires politiques avec rang de ministre. 

Ibrahim Cissé Bacongo réintègre le cabinet présidentiel aux fonctions qu’il avait quittées lors du remaniement gouvernemental du 6 avril dernier. Le maire de Koumassi devient le deuxième ministre conseiller spécial, après Ally Coulibaly, nommé en juin. Le président Alassane Ouattara l’a reçu pour le briefer sur ses nouvelles missions.

Dialogue avec l’opposition

Ce juriste de formation arrive alors qu’un dialogue avec l’opposition doit s’ouvrir prochainement. La première étape en était l’entretien, le 27 juillet, entre Alassane Ouattara et son prédécesseur, Laurent Gbagbo. Une rencontre à laquelle Ibrahim Cissé Bacongo a participé.

Au sein de la majorité, il est considéré comme un modéré, contrairement à Adama Bictogo, le directeur exécutif du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), ou à Mamadou Touré, le ministre de la Jeunesse. Et depuis le décès du Premier ministre Hamed Bakayoko en mars, il est l’un des derniers hommes politiques de l’exécutif ivoirien, le chef de l’État étant surtout entouré de technocrates.

Ibrahim Cissé Bacongo, qui formera un duo avec Claude Sahi Soumahoro, le chef de cabinet de la présidence, est l’homme des missions d’Alassane Ouattara. Ce dernier s’était appuyé sur lui pour travailler sur la réforme constitutionnelle après l’avoir nommé, en février 2016, conseiller spécial chargé des affaires juridiques.