Économie

Année 2013 en berne pour le minier Eramet

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Mis à jour le 24 février 2014 à 17:43

Le groupe minier français Eramet réalise un exercice 2013 en baisse. Son chiffre d’affaires baisse de 8,3 %, tombant à 3,162 milliards d’euros, pour un résultat net dans le rouge, à – 74 millions d’euros.

Plombé par la chute des cours du nickel, qui a accusé une chute 21 % en un an, le groupe minier français Eramet publie des résultats 2013 en nette baisse. Son chiffre d’affaires est tombé à 3,162 milliards d’euros, soit une baisse de 8,3 %, et son résultat net est désormais dans le rouge, à – 74 millions d’euros pour l’exercice 2013 contre 9 millions d’euros en 2012.

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Le résultat net a essentiellement été affecté par une dépréciation exceptionnelle des actifs de 370 millions d’euros, dont 224 millions d’euros ont été causés par le report du projet indonésien de Weda Bay, non rentable au prix actuel du nickel.

Bonnes nouvelles

Malgré ces mauvaises performances, le groupe a réussi à renforcer sa liquidité financière, à 2,1 milliards d’euros, notamment via l’émission d’une dette de 400 millions d’euros à 7 ans. L’endettement financier du minier reste aussi sous contrôle avec une dette nette de 218 millions d’euros pour un Ebitda (indicateur proche de l’excédent brut d’exploitation) de 231 millions d’euros (en baisse de 43,2 % par rapport à 2012) en 2013.

L’année a en outre été marquée par la résilience de la branche manganèse du groupe. La production de minerai et d’aggloméré a progressé de 22 % au Gabon, atteignant 3,7 millions de tonnes (un record) tandis que le chiffre d’affaires est resté stable, à 1,562 milliard d’euros, pour un résultat opérationnel courant en légère baisse, à 218 millions d’euros.

Perspectives

Pour 2014, le groupe table sur le maintien d’une conjoncture délicate (notamment en raison du cours du nickel et du manganèse), et entend donc poursuivre sa politique de gains de productivité, chiffrée à 110 millions d’euros. Le minier projette aussi de poursuivre ses efforts de diminution de son besoin en fonds de roulement, ainsi que de limiter sa politique d’investissements avec pour objectif un niveau d’investissement inférieur à 400 millions d’euros.

La nouvelle année sera surtout marquée par le démarrage de deux grands projets sur le continent africain : la production d’ilménite et de zircon de Grande Côte au Sénégal, pour un investissement de 650 millions d’euros et le complexe de Moanda, au Gabon, avec la production de silico-manganèse et de manganèse-métal. Ce dernier fera du Gabon le premier pays à développer ce type de transformation du manganèse sur le continent hors Afrique-du-Sud, pour un investissement total de 228 millions d’euros.