Politique

Franc-maçonnerie : après Bakayoko, la Grande Loge de Côte d’Ivoire perd un autre pilier

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Mis à jour le 15 juillet 2021 à 17:21

Hamed Bakayoko, le défunt Grand maître de la GLCI. © Bruno LEVY pour JA

Le décès du Grand maître David Mignonsin, quatre mois après celui d’Hamed Bakayoko, est un nouveau coup dur pour la GLCI. Et il provoque une nouvelle bataille fratricide.

Moins de quatre mois après la perte du Grand maître Hamed Bakayoko, le professeur de médecine David Mignonsin, l’un des piliers de la GLCI, est décédé fin juin à Abidjan. Il avait le statut de Grand maître et présidait le Suprême Conseil maçonnique, lequel gère les rites et les hauts grades. Le défunt occupait donc l’une des fonctions décisionnaires de la loge, dont il avait gravi tous les échelons.

Rivalités internes

Alors que les rivalités internes pour la succession d’Hamed Bakayoko ont toujours cours entre l’actuel Grand maître par intérim Sylvère Koyo, le pharmacien Albert Pitté ou encore le ministre des Eaux et Forêts Alain Richard Donwahi, les frères de lumières se livrent désormais à une autre bataille pour prendre la suite de Mignonsin.

Pour le moment, les noms de deux autres Grands maîtres circulent : celui du médecin et chirurgien libanais Assad Bassit, le propriétaire de la Polyclinique internationale Hôtel Dieu Abidjan (PIHDA) et celui de l’homme d’affaires français Bernard Derrien. Mais les deux potentiels successeurs sont contestés en interne, en raison de leurs nationalités d’origine.

Les frères souhaitent en effet qu’un Ivoirien hérite de cette haute fonction. Certains militent notamment pour que le poste revienne à Sylvère Koyo et qu’Albert Pitté lui succède en tant que Grand maître de la GLCI. Mais les arbitrages ne se feront pas avant les obsèques de Mignonsin et les maçons se préparent à prendre des vacances jusqu’en septembre.