Politique

Mali – Mandat d’arrêt contre Karim Keïta : que risque vraiment le fils d’IBK ?

Réservé aux abonnés | | Par et - avec Mathieu Olivier et Bokar Sangaré
Mis à jour le 08 juillet 2021 à 07h24
Karim Keïta dans les jardins de son bureau à la cité du Niger, à Bamako, le 3 Mai 2014.

Karim Keïta dans les jardins de son bureau à la cité du Niger, à Bamako, le 3 Mai 2014. © Emmanuel DAOU BAKARY

La justice malienne a saisi Interpol et demandé l’émission d’un mandat d’arrêt international à l’encontre de Karim Keïta, que les juges veulent entendre dans une enquête sur la disparition mystérieuse d’un journaliste en 2016. Le retour à Bamako du fils d’IBK, réfugié en Côte d’Ivoire, est cependant encore plus qu’hypothétique.

Le contenu de la missive envoyée depuis la capitale malienne, lundi 5 juillet, a résonné comme un coup de tonnerre jusqu’à Abidjan. Dans la soirée, le doyen des juges d’instructions du tribunal de la Commune IV de Bamako, Sidi Abdine Maïga, a émis un mandat d’arrêt visant Karim Keïta.

Mais le fils de l’ancien président malien a fui son pays au lendemain du coup d’État contre son père, le 18 août dernier, et vit depuis des jours tranquilles à Assinie, station balnéaire huppée sur les bords de l’océan Atlantique, à 90km de la capitale ivoirienne. À la demande du juge d’instruction malien, le bureau central d’Interpol à Bamako a donc fait une demande pour que le siège de l’Organisation internationale de police criminelle, basée à Lyon, émette un mandat d’arrêt international à son encontre. Sidi Abdine Maïga veut entendre le fils d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) dans le cadre de l’instruction en cours sur la disparition mystérieuse de Birama Touré, le 29 janvier 2016.

Que risque réellement Karim Keïta ? Tandis que ses avocats affirment ne pas avoir été notifiés de l’émission d’un mandat d’arrêt ou de la diffusion d’un avis de recherche sur Interpol, un de ses proches, contacté par Jeune Afrique, affirme qu’il n’a, pour l’heure, « certainement pas » l’intention de rentrer à Bamako de son plein gré.

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