Économie

Kenya : qui reprendra les rênes de l’empire Kirubi ?  

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Mis à jour le 1 juillet 2021 à 11:40

En 2015, Chris Kirubi avait été élu co-CEO africain de l’année, aux côtés de l’Algérien Issad Rebrab (Cevital), lors du Africa CEO Forum. Ici lors du Forum Afrique de Bercy en février 2015. © Bruno Levy pour JA

Décédé à la mi-juin, le tycoon kényan Chris Kirubi laisse une fortune estimée à plus de 300 millions d’euros. Sa fille Maryanne Musangi Kirubi devrait prendre en main la conduite des affaires familiales. Mais l’apparition soudaine d’un autre enfant lors des funérailles du patriarche va-t-elle rebattre les cartes ?

À la tête d’un empire d’une valeur supérieure à 40 milliards de shillings (309 millions d’euros), Chris Kirubi, âgé de 79 à 81 ans selon diverses sources, est décédé le 14 juin des suites d’un cancer. L’investisseur possédait des actifs dans les médias, les marchés financiers, la publicité, l’agriculture et l’industrie manufacturière. En 2015, il avait été élu co-CEO africain de l’année, aux côtés de l’Algérien Issad Rebrab (Cevital), lors du Africa CEO Forum.

Pourtant, peu de choses ont été dévoilées sur le plan de succession du charismatique patron kényan. Malgré le secret qui tourne autour de son testament, c’est sa fille Maryanne Musangi Kirubi, cadre supérieur chez le producteur de biens de consommation Haco Industries – l’une des firmes dont Kirubi détenait des parts – qui est pressentie pour reprendre l’entreprise de son père. Elle a promis, lors de la cérémonie commémorative de Nairobi la semaine dernière, de garder vivant l’esprit entrepreneurial de son père.

Son fils Robert Kirubi, cadre supérieur chez DHL en Europe a, quant à lui, décliné une offre pour travailler dans le groupe de son père, se plaçant ainsi un cran plus bas dans le plan de succession.