Diplomatie

Algérie : « Le soutien de la France au gouvernement est aussi une forme d’ingérence »

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Mis à jour le 12 juillet 2021 à 13h02
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, le 13 décembre 2019 à Alger.

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, le 13 décembre 2019 à Alger. © Fateh Guidoum/AP/SIPA

Dans un entretien à JA, Laurence Rossignol, vice-présidente du Sénat regrette le silence des autorités françaises face à la répression en Algérie.

«Monsieur le ministre, que pouvons-nous faire pour garantir [les libertés fondamentales] en Algérie ?». Le 26 mai dernier, la sénatrice française Laurence Rossignol a interpellé Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères sur le virage répressif que connaît le pays.

À quelques semaines du scrutin législatif en Algérie, avant lequel des manifestations du Hirak ont été empêchées par les forces de l’ordres, la vice-présidente du Sénat français alerte sur la répression croissante à laquelle font face les militants pacifiques du mouvement, qui avaient réussi en 2019 à obtenir la démission d’Abdelaziz Bouteflika

Pour Jeune Afrique, la parlementaire revient sur le soutien du gouvernement français au président Abdelmadjid Tebboune.  

La sénatrice française Laurence Rossignol.

La sénatrice française Laurence Rossignol. © Manon Decremps

Jeune Afrique : Le 26 mai dernier, vous avez interrogé le ministre des Affaires étrangères, Jean Yves le Drian à propos des arrestations politiques en Algérie. Pourquoi avoir posé cette question ?

Laurence Rossignol : Parce que la situation des droits humains en Algérie est plus que préoccupante et qu’il incombe à la diplomatie française d’œuvrer à la diffusion des valeurs universelles censées nous guider : la justice et le respect de la dignité humaine. Je suis une militante antiraciste de longue date.

Cet engagement m’a amené à rencontrer beaucoup de gens et à militer avec des amis franco-algériens. Je me suis intéressée à ce qui se passe au-delà de la Méditerranée, j’ai été amenée à suivre précisément la mobilisation du Hirak. J’ai pu être tenue au courant de manière fiable, par des personnes en qui j’ai une grande confiance.

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