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Ousmane Issoufi Maïga

Premier ministre du Mali

C’est un homme à la carrure de déménageur, réputé pour son franc-parler, un passionné de football et de belote qui est désormais à la tête du gouvernement malien. Un grand commis de l’État aussi, familier des questions économiques et financières, un polyglotte qui, outre le bambara et le songhaï, s’exprime couramment en français, en anglais et en russe. Un homme dont les méthodes bourrues peuvent, de prime abord, déconcerter, mais dont le style dépouillé et direct plaît. D’autant plus que l’intéressé peut se montrer courtois : « Mon prédécesseur a fait ce qu’il a pu pour soulager le sort des plus démunis », souligne-t-il ainsi dans un entretien téléphonique.

Marié, père de quatre enfants, Ousmane Issoufi Maïga a fait des études primaires à Gao et à Ansongo, dans ce Grand-Nord malien, où il vit le jour en 1946, avant d’être admis au lycée Delafosse, à Dakar, puis au Lycée technique de Bamako. Son bac en poche, il s’envole pour ce qui était alors l’Union soviétique, s’inscrit à l’université de Kiev (Ukraine). Il en sort, en 1970, avec une maîtrise en économie. Il quitte alors la « patrie du socialisme » pour les États-Unis, plus précisément pour l’American University, à Washington DC, où il décroche un diplôme en économie de développement bancaire.
Suivent alors des stages à la Banque mondiale, au ministère français des Finances. Rentré au bercail, Ousmane Issoufi Maïga gravit les échelons et devient directeur général adjoint de la Caisse autonome d’amortissement. En 1991, il entame une longue carrière ministérielle qui le conduira, en juin 2002, au ministère de l’Économie et des Finances, puis, quelques mois plus tard, à celui de l’Équipement et des Transports, d’où il a été propulsé, le 29 avril dernier, à la primature. « Je ne suis membre d’aucun parti politique, confie-t-il. Je me considère juste comme un commis de l’État au service exclusif de mon pays. »

Surnommé, par un de ces raccourcis douteux dont les Africains ont le secret, « Pinochet », l’ancien trésorier de la Fédération malienne de football nourrit, en effet, beaucoup d’ambitions pour les siens : « J’entends créer les conditions d’une croissance forte et durable, remettre les Maliens au travail, veiller à leur sécurité physique et alimentaire. Mais, avant tout, le bon exemple, la rigueur et la probité doivent venir d’en haut. Sur ce point, croyez-moi, je ne tolérerai aucun manquement. » À bon entendeur…

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