Politique

Bénin : Reckya Madougou et Joël Aïvo, toujours incarcérés, attendent d’être jugés

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Mis à jour le 25 juin 2021 à 12h54
Reckya Madougou, ancienne ministre de la Justice et Joël Aïvo, professeur et homme politique.

Reckya Madougou, ancienne ministre de la Justice et Joël Aïvo, professeur et homme politique. © JA

Les procédures visant Reckya Madougou et Joël Aïvo, dans le cadre d’une enquête pour « financement du terrorisme », avancent à pas comptés. Tandis que la première a été entendue par un juge mi-juin, le second ne sera auditionné que le 15 juillet prochain.

L’ancienne ministre de la Justice de Thomas Boni Yayi aura dû attendre le 17 juin pour être entendue par les juges de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Arrêtée le 2 mars à l’issue d’un meeting commun avec Joël Aïvo à Porto-Novo, Reckya Madougou, qui avait vu sa candidature à la présidentielle du 11 avril dernier rejetée par la Commission électorale nationale autonome (Cena), est poursuivie dans le cadre d’une enquête pour « association de malfaiteurs » et « financement du terrorisme ».

Arrêté le 15 avril, Joël Aïvo devra pour sa part patienter jusqu’au 15 juillet prochain pour être entendu à son tour. Dénonçant une « arrestation et une détention arbitraire », Me Ludovic Hennebel, l’un de ses avocats, martèle que son client a été « emprisonné car il s’est exprimé publiquement et a fait connaître son opinion de constitutionnaliste sur une question de droit, en tant que professeur, en tant qu’intellectuel, en tant qu’expert, en tant que citoyen ».

Pas d’accès aux pièces du dossier

Joint par Jeune Afrique, l’avocat français, membre expert du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, se refuse à dévoiler la stratégie qui sera celle de son client face à la Criet, tout comme les éventuelles actions envisagées devant la justice internationale. « Cette procédure et ce dossier sont vides, nous n’avons pas pu avoir accès aux pièces qui nous permettent d’assurer la défense de M. Aïvo. Notre premier objectif, désormais, est de faire entendre raison aux magistrats béninois, de s’assurer que le droit soit à nouveau respecté dans cette procédure », a-t-il déclaré.

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