Politique

Libye : réouverture de la route côtière après deux ans de fermeture

| Par Jeune Afrique avec AFP
Le Premier ministre libyen Abdulhamid al-Dabaiba.

Le Premier ministre libyen Abdulhamid al-Dabaiba. © PRIME MINISTRY OF LIBYA/AFP

C’est un nouveau pas vers la pacification de la Libye : le Premier ministre Abdulhamid al-Dabaiba a inauguré dimanche la réouverture de la route côtière entre l’Est et l’Ouest, fermée depuis environ deux ans à cause des combats.

Elle a été rouverte au cours d’une cérémonie en présence de Abdulhamid al-Dabaiba et de plusieurs ministres, dans la localité de Buerat al-Hassoun, à quelque 370 kilomètres de la capitale Tripoli.

Au volant d’une pelleteuse, le Premier ministre a procédé lui-même à la suppression de trois barrages de sable côté ouest de la route. Mais il reste encore les barrages dans la zone contrôlée par les forces de Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est de la Libye.

« Nous saluons les efforts sincères qui vont aboutir à la réouverture de la route côtière aujourd’hui (…), une page sera tournée », s’était félicité Abdulhamid al-Dabaiba sur son compte Twitter plus tôt dans la journée.

Chantiers de la pacification

Une réouverture « importante qui intervient alors que la communauté internationale s’apprête à se réunir à Berlin », a souligné l’Ambassade américaine à Tripoli, en référence à la deuxième conférence internationale sur la paix en Libye, prévue le 23 juin dans la capitale allemande.

La route côtière relie l’Ouest de la Libye depuis la frontière avec la Tunisie à l’Est du pays jusqu’en Égypte. C’est le tronçon entre les villes de Misrata (ouest) et Syrte (nord-centre), long de quelque 300 kilomètres, qui avait été fermé au début de l’offensive par laquelle Haftar avait tenté, en vain, de conquérir Tripoli d’avril 2019 à juin 2020.

Abdulhamid al-Dabaiba a été porté au pouvoir en début d’année au terme d’un processus parrainé par l’ONU. La réouverture de la route et le départ des combattants étrangers sont au coeur des négociations du comité militaire dit « 5+5 », formé par des militaires des deux camps sous l’égide de l’ONU dans la foulée de la signature d’un cessez-le-feu le 23 octobre.

La réunification de l’armée et le retrait des mercenaires étrangers figurent parmi les principaux chantiers de la pacification. Selon l’ONU, plus de 20 000 mercenaires et militaires étrangers sont toujours en Libye. Parmi eux des militaires turcs, des mercenaires russes, syriens, soudanais ou tchadiens.

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