Économie

Société générale coincée en Guinée équatoriale

Société générale ne parvient pas à se défaire de sa filiale équato-guinéenne qu’il cherche à revendre depuis 2010. Le candidat le plus sérieux, Bank of Africa, a finalement jeté l’éponge.

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Mis à jour le 6 mars 2014 à 17:31

Le siège de la filiale de la Société générale en Guinée équatoriale. © Renaud Van der Meeren/Editions du Jaguar

Nouvelle déception pour Société générale. Le groupe bancaire français, qui essaie depuis 2010 de se séparer de sa filiale équato-guinéenne, vient d’essuyer un nouvel échec avec le retrait de Bank of Africa. La filiale du marocain BMCE Bank, qui était le candidat le plus sérieux à la reprise de la Société générale de banques en Guinée équatoriale (SGBGE), a finalement jeté l’éponge, rejoignant ainsi Orabank et Attijariwafa Bank qui se sont eux aussi intéressés à la SGBGE, avant de faire marche arrière.

Rôle trouble

Ce revers intervient alors même que la SGBGE revient au coeur de l’actualité et que les incitations pour le groupe français de se débarrasser de la deuxième banque la plus importante de la Guinée équatoriale se font plus pressants. En effet, le quotidien français Le Monde a révélé en février le rôle trouble qu’aurait joué cette filiale dans le transfert en France d’importantes sommes en faveur du clan Obiang. Des sommes qui auraient été perçues sous forme de commissions sur l’exploitation et le commerce du bois.

Pendant ce temps là, Malabo, qui détient 30 % du capital de l’établissement, refuse de laisser la Société générale fermer celui-ci, un choix pourtant validé par le groupe au plus haut niveau.

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