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Côte d’Ivoire : comment Ouattara veut restructurer le RHDP 

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Mis à jour le 16 juin 2021 à 18:15

Alassane Ouattara, en janvier 2020, au Palais présidentiel. © DIRCOM/PR

Le président souhaite supprimer des postes et procéder à des nominations au sein du parti au pouvoir, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, qu’il compte également réorganiser. Explications.

Selon nos informations, la direction exécutive du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a identifié les changements à apporter dans les rangs du parti présidentiel et ce, en dépit de sa victoire aux élections législatives de mars dernier.

Une réforme, actuellement à l’étude, pourrait déboucher sur la suppression des postes de coordinateurs régionaux, soupçonnés de se comporter comme des « potentats » défiant parfois la hiérarchie.

Équipe décisionnaire

Un réaménagement de la direction exécutive et du directoire est également envisagé. Le directeur exécutif adjoint, Justin N’Goran Koffi, par ailleurs professeur de médecine, est pressenti pour prendre d’autres fonctions au sein du parti, dont il est actuellement le numéro deux. Depuis le décès en juillet 2020 d’Amadou Gon Coulibaly, l’ex-président du directoire, ce poste n’a pas été pourvu. Hamed Bakayoko, son successeur à la primature, n’avait finalement pas été nommé.

Alassane Ouattara, le président d’honneur, s’est donc appuyé sur cinq membres du directoire pour gérer le parti : Patrick Achi, Téné Birahima Ouattara, Kandia Camara (par ailleurs secrétaire générale), Gilbert Koné Kafana et Adama Bictogo (directeur exécutif). Cette équipe est aujourd’hui au cœur de toutes les décisions prises par le RHDP.

Le retour à Abidjan de Laurent Gbagbo, prévu le 17 juin, donne l’opportunité au parti de se ressouder. Les conflits et intrigues en son sein ont fini par agacer Alassane Ouattara, qui souhaite y remettre de l’ordre. En effet, lors de la désignation des candidats aux législatives, des tensions ont surgi entre les coordinateurs régionaux et le bureau exécutif. Une situation qui a engendré un foisonnement de candidatures indépendantes au sein du parti au pouvoir.