Dossier

Cet article est issu du dossier «Côte d'Ivoire : le monde d'après»

Voir tout le sommaire
Économie

Jean-Marie Ackah : « La reconquête des marchés d’exportation sera difficile »

Réservé aux abonnés | | Par
Mis à jour le 09 juillet 2021 à 18h51
Jean-Marie Ackah, le patron de la Sipra, est à la tête de la CGECI depuis octobre 2016.

Jean-Marie Ackah, le patron de la Sipra, est à la tête de la CGECI depuis octobre 2016. © Issam Zejly pour JA

Placé au cœur du Plan national de développement, le secteur privé, qui a globalement bien résisté à la crise du Covid-19, attend plus de soutien de la part du gouvernement. Le président du patronat ivoirien explique pourquoi à JA.

Pour se rendre au siège de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) d’Abidjan, il suffit de traverser le boulevard de la République depuis le palais présidentiel, dans le sud du quartier du Plateau. Ce qui est sans doute le signe des bonnes relations qui ont toujours existé entre le patronat et l’État. La crise du Covid-19, qui a éprouvé les économies mondiales, a plus que jamais rendu indispensable une bonne synergie entre le secteur privé et les gouvernements. Impact de la pandémie sur les sociétés ivoiriennes, contribution du patronat à l’élaboration du Plan national de développement (PND) 2021-2025, industrialisation du secteur agro-alimentaire, conséquences des délestages en série depuis avril… L’homme d’affaires Jean-Marie Ackah, patron de la Société ivoirienne de production animale (Sipra), à la tête de la CGECI depuis octobre 2016, répond aux questions de Jeune Afrique.

La CGECI a joué un rôle essentiel dans la riposte du gouvernement

Jeune Afrique : Selon le FMI, l’économie ivoirienne a relativement bien résisté à l’épidémie de Covid-19 en 2020. Comment l’expliquez-vous ?

Jean-Marie Ackah : Cette crise du Covid-19, inédite au niveau mondial, a secoué la Côte d’Ivoire comme tous les pays du monde. Mais la réactivité de nos gouvernants a évité que celle-ci ne se transforme en catastrophe sanitaire et humanitaire. L’épidémie a eu un impact direct sur l’économie nationale. L’action conjuguée du gouvernement et du secteur privé a néanmoins permis à notre pays de ne pas entrer en récession, en conservant une croissance très légèrement positive. La CGECI a joué un rôle essentiel dans la riposte du gouvernement.

Dès les premiers jours de la pandémie, en février-mars 2020, nous avons soumis au gouvernement 35 propositions pour atténuer son impact. Quinze ont été retenues. Cela va de mesures d’assouplissement de la charge fiscale, à travers des différés dans le paiement de l’impôt, à l’appui financier apporté à certains secteurs très sinistrés, ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises. Le secteur privé ivoirien a, en même temps, enclenché des concertations avec les partenaires sociaux, notamment les organisations syndicales, afin de réfléchir à la meilleure manière de limiter les destructions d’emplois.

Quel a été l’impact de l’épidémie sur le secteur privé ?

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

puis 9,99€/mois, sans engagement

payez une fois par an
et profitez à chaque fois de 2 mois offerts !

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + votre numéro spécial Jeune Afrique en version numérique
  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3102p001_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer