Politique

Nouveau gouvernement à Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh dans la continuité

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Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), président de la République au palais présidentiel lors d’une interview accordée à Jeune Afrique les 18 et 19 octobre 2020.

Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), président de la République au palais présidentiel lors d'une interview accordée à Jeune Afrique les 18 et 19 octobre 2020. © Vincent Fournier pour JA

Réélu pour un cinquième mandat en avril et investi à la mi-mai, Ismaïl Omar Guelleh vient d’annoncer la composition de son nouveau gouvernement. Avec un léger vent de modernité sur les questions sociales et culturelles, confiées cette fois à des femmes.

Moins de 10 jours après la cérémonie d’investiture qui inaugurait officiellement son cinquième mandat, le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh (IOG) a dévoilé, le 24 mai, la composition de sa nouvelle équipe gouvernementale qui comprend 26 membres, soit deux de plus que la précédente. Et le chef de l’État semble s’être appliqué à lui-même le slogan de campagne (« Continuons ensemble ») qui l’a porté au pouvoir le 9 avril dernier, avec plus de 97,4 % des suffrages.

Changement dans la continuité en effet pour les poids-lourds du gouvernement, qui – à une exception près – ont tous conservé leur portefeuille respectif. À commencer par Abdoulkader Kamil Mohamed, Premier ministre depuis 2013 et qui rempile pour prendre les rênes de son quatrième gouvernement. Il est entouré, comme c’était le cas précédemment et dans l’ordre protocolaire, par Ali Hassan Bahdon à la Justice ; Ilyas Moussa Dawaleh à l’Économie et aux Finances ; Mahamoud Ali Youssouf qui, bien qu’un temps pressenti à la Primature, reprend les Affaires étrangères tout en étant porte-parole du gouvernement ; Hassan Omar Bourhan à la Défense et Abdoulkarim Aden Cher au Budget. Parmi les grands ministères, seul Moumin Ahmed Cheikh a été remplacé à l’Intérieur par Saïd Nouh Hassan.

Féminisation du gouvernement

Si les fondations ont peu changé, ce gouvernement présente quelques changements significatifs des priorités qu’entend donner IOG à son quinquennat. Devenu encore plus important en cette période de pandémie, le ministère de la Santé a été confié à Ahmed Robleh Abdilleh, ancien député et personnalité reconnue du secteur dans son pays. Le grand ministère des Affaires sociales et des Solidarités, censé être l’instrument de ce développement économique inclusif promis par le candidat IOG, a été confié à Ouloufa Ismaïl Abdo, qui a déjà démontré sa capacité à diriger des institutions lorsqu’elle était à la tête de l’Office djiboutien de la propriété intellectuelle et commerciale (ODPIC) et de la Commission nationale de la communication (CNC). Elle est l’une des six femmes de ce gouvernement, un nouveau record pour le pays, après les trois nommées en 2019.

Les deux dernières arrivées occupent également des positions clefs. L’universitaire et docteur en littérature Hibo Moumin Assoweh s’occupe de la Culture, qui pour la première fois a été détachée de toute tutelle religieuse, pendant que Mariam Hamadou Ali devient ministre déléguée d’un inédit portefeuille de l’Économie numérique et de l’Innovation.

La première réunion de travail de la nouvelle équipe gouvernementale aura lieu mercredi 26 mai au palais présidentiel. L’occasion, pour le président djiboutien, de confier la feuille de route de ce qui devrait être son dernier mandat et de préparer la visite de son homologue égyptien, le président Abdel Fattah al-Sissi, attendu à Djibouti le 27 mai. Avant que le gouvernement ne se réunisse au grand complet le 1er juin pour le premier conseil des ministres.

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