Politique

Guinée : comment Tibou Kamara est devenu l’un des hommes clés du dispositif d’Alpha Condé

Réservé aux abonnés | | Par - à Conakry
Mis à jour le 20 mai 2021 à 12h50
Le ministre d’État conseiller personnel d’Alpha Condé, Tibou Kamara.

Le ministre d’État conseiller personnel d’Alpha Condé, Tibou Kamara. © Capture d'écran YouTube / TV5 Monde / DR

Nommé porte-parole du gouvernement le 29 avril, Tibou Kamara prend une place encore plus centrale au sein de l’exécutif, alors qu’Alpha Condé entame son troisième mandat. À seulement 48 ans, ce jeune ministre possède déjà une longue expérience des différents pouvoirs qui se sont succédé à la tête du pays.

Il y a une décennie, on le disait déjà « indispensable ». À  l’orée de la cinquantaine, Tibou Kamara a imprimé sa marque sur un quart de siècle de la vie politique guinéenne. De Conté à Condé en passant même par Moussa Dadis Camara, il aura servi tous les hommes qui ont tenu les rênes du pouvoir à Conakry. Indispensable Kamara. Insaisissable, aussi, tant son parcours, ses prises de positions et ses changements d’alliance peuvent surprendre.

Dernier galons gagnés en date : ceux de porte-parole du gouvernement, une fonction qu’il cumule avec celles de ministre d’État conseiller personnel du chef de l’État et avec ses responsabilités en tant que ministre de l’Industrie et des PME. À peine installé, Tibou Kamara a voulu imprimer sa marque. Il l’assure : désormais, chaque conseil des ministres sera immédiatement suivi d’un point presse. « La responsabilité publique s’accompagne de l’obligation de rendre compte, martèle le jeune ministre. Mon rôle n’est pas seulement de défendre le gouvernement, mais de savoir quelles sont les attentes de l’opinion, ses inquiétudes, et d’y apporter la meilleure réponse possible. » Le leitmotiv colle parfaitement au slogan sous le signe duquel Alpha Condé à voulu placer le début de son troisième mandat, promettant de « gouverner autrement ».

Le porte-parole nommé le 29 avril s’est plié à l’exercice le 6 mai dernier, à l’issue du premier conseil des ministres depuis sa nomination. Il a alors livré un long compte-rendu détaillé et très formel des points abordés : du Covid-19 aux discussions sur le fonctionnement des juridictions de commerce. Il s’est aussi plié à l’exercice des questions d’actualité, abordant les manifestations en Haute-Guinée contre l’interdiction par les autorités religieuses des prières nocturnes des dix derniers jours du ramadan, la détention des opposants politiques ou encore la grève des huissiers de justice. Un exercice nécessaire, mais qui relève parfois d’une gageure, insiste le ministre, qui assure vouloir « protéger la population de la désinformation due, parfois, à la sous-information ».

De Lansana Conté à Alpha Condé

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

puis 7,99€/mois, sans engagement

payez une fois par an
et profitez à chaque fois de 2 mois offerts !

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + votre numéro spécial Jeune Afrique en version numérique
  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3101_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer