Politique

Mali : pourquoi Boubou Cissé divise au sein de l’URD de Soumaïla Cissé 

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 07 mai 2021 à 13h59
L’ancien Premier ministre Boubou Cissé, en juin 2019 à Bamako.

L'ancien Premier ministre Boubou Cissé, en juin 2019 à Bamako. © Boubou Cisse (Mali), Premier ministre depuis le 22 avril 2019. Dans son bureau a Bamako le 18.06.2019. © Vincent FOURNIER/JA

Tandis que l’ancien Premier ministre d’Ibrahim Boubacar Keïta fait mystère de ses ambitions, l’éventualité de sa candidature à la présidentielle de 2022 suscite des remous au sein de l’URD du défunt Soumaïla Cissé. 

Après avoir assisté aux funérailles de Boubacar Gaoussou Diarra, le secrétaire permanent du Cadre politique de gestion de la crise dans les régions du centre (Ségou et Mopti) décédé le 23 avril, Boubou Cissé a rejoint sa famille à Niamey. Selon son entourage, l’ancien Premier ministre d’Ibrahim Boubacar Keïta met à profit ce court séjour pour se reposer et s’éloigner de la scène politique malienne, en pleine ébullition avant la présidentielle prévue en février et mars 2022. Il devrait faire son retour à Bamako le 18 mai.

Des clans à l’URD

Est-il tenté par une candidature à la magistrature suprême ou privilégiera-t-il une carrière d’économiste à l’international ? L’heure est encore à la réflexion et aucune piste n’est écartée. Si l’ex-chef du gouvernement se lance dans la course pour Koulouba, se présentera-t-il sous les couleurs d’un parti existant déjà ou lancera-t-il sa propre formation ?

À Bamako, l’éventualité d’une candidature de Boubou Cissé accentue les divisions au sein de l’Union pour la République et la démocratie (URD) du défunt Soumaïla Cissé, actuellement à la recherche d’un champion pour la prochaine présidentielle. Plusieurs clans s’affrontent.

Certains ne sont pas fermés à l’idée de soutenir l’ancien Premier ministre. Parmi eux, des poids lourds de l’URD originaires, comme lui, de la région du Centre. Selon nos informations, le technocrate disposerait également de soutiens au sein même de la famille de Soumaïla Cissé.

Luttes internes

Si, dans un premier temps, le nom de Bocar Cissé, fils aîné de l’ancien chef de file de l’opposition, a été évoqué pour prendre la relève de son père, ce dernier a assuré ne pas être intéressé par la politique.

D’autres cadres du parti préfèrent quant à eux l’option d’une candidature interne. Deux  profils se dégagent : Demba Traoré, porte-parole de l’URD et responsable de la communication de la cellule mise en place par le parti lors de l’enlèvement de Soumaïla Cissé, et Amadou Diallo, ancien président du Mouvement national des jeunes de l’URD.

Boubou Cissé, que ses proches disaient en lieu sûr, était demeuré introuvable pendant les débuts de la procédure lancée par les autorités judiciaires contre lui et six autres personnalités, dont le chroniqueur radio et activiste Youssouf Mohamed Bathily, dit Ras Bath. Ces dernières semaines, il était rentré dans son domicile bamakois. Il faisait cependant profil bas en attendant la décision de la justice. Début mars, la cour d’appel de Bamako a prononcé l’annulation des procédures le visant lui et ses coaccusés pour « complot contre le gouvernement ».

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