Politique

Gabon : ce que le procureur reproche à Brice Laccruche Alihanga

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 04 mai 2021 à 14h16
Ali Bongo Ondimba et Brice Laccruche Alihanga (à droite).

Ali Bongo Ondimba et Brice Laccruche Alihanga (à droite). © AFP

Devant la justice, l’ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba doit faire face à de nouveaux chefs d’accusation.

Détenu depuis décembre 2019 pour, entre autres, soupçons de détournement de fonds publics et blanchiment d’argent, Brice Laccruche Alihanga (BLA), l’ancien directeur de cabinet du chef de l’État Ali Bongo Ondimba, comparait enfin devant la justice. Il a été présenté au procureur le 23 avril dernier, en présence de son avocat Me Anges Kevin Nzigou, et de nouveaux chefs d’accusation lui ont été signifiés.

Filiation gabonaise

BLA, 41 ans, est désormais poursuivi pour obtention frauduleuse de documents administratifs, faux et usage de faux.

En cause, un acte de naissance mensonger le déclarant fils de Louis André Laccruche Alihanga, un Gabonais ingénieur de formation et notable du Haut-Ogooué qui fut conseiller d’Omar Bongo Ondimba, alors que son père est Norbert Fargeon, un Français expatrié au Gabon. Un subterfuge destiné, selon l’accusation, à lui octroyer une filiation gabonaise, élément indispensable pour tout mandat électif.

Le 29 avril, à son procès, BLA a demandé un délai afin que ses avocats puissent se préparer, d’autant que de nouveaux défenseurs ont été désignés, Me Jean-Paul Moubembe ainsi que deux avocats français Calvin Jacob et Richard Sedillot. La peine maximale encourue pour faux et usage de faux est de cinq ans d’emprisonnement.

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