Politique

Burkina : Kaboré met ses ministres sous pression

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Roch Marc Christian Kaboré, lors du G5 Sahel à Nouakchott, le 30 juin 2020.

Roch Marc Christian Kaboré, lors du G5 Sahel à Nouakchott, le 30 juin 2020. © Ludovic Marin /Pool via REUTERS

Quatre mois après la formation du gouvernement du Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré, le président a décidé que ses ministres devaient rendre des comptes.

Selon nos informations, chaque ministre a signé un contrat de performance, basé sur les engagements de Roch Marc Christian Kaboré. Le Premier ministre Christophe Dabiré a piloté l’élaboration des textes, accompagné par le bureau de suivi du programme présidentiel, dirigé par Mathias Somé.

Évaluation trimestrielle

Un séminaire gouvernemental avait été animé en mars par Somé et les conseillers spéciaux du chef de l’État Stéphane Ouédraogo (questions économiques) et Nicolas Meda (capital humain), qui fut aussi ministre de la Santé.

Les ministres seront évalués à la fin de chaque trimestre, en fonction des résultats attendus. Les obstacles et éventuels problèmes rencontrés seront abordés afin de tenter d’y trouver une solution. « Il s’agit d’une initiative du chef de l’État visant à mettre chaque ministre face à ses responsabilités, en leur donnant les moyens d’agir, confirme un collaborateur de Roch Marc Christian Kaboré. Si un contrat n’est pas ou mal exécuté, on pourra savoir si cette défaillance est due à une mauvaise décision du ministre ou au fait que le gouvernement n’a pas débloqué les fonds à temps. »

Cette initiative est amenée à s’appliquer aux sociétés d’État comme la Sonabel (Société nationale d’électricité du Burkina Faso) et l’Onea (Office national de l’eau et de l’assainissement), décriées par les consommateurs en raison des perturbations liées aux coupures d’électricité et d’eau.

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