Politique

Mali : Mossa Ag Attaher, ex-voix de la CMA, parviendra-t-il à gérer la crise au CNJ ?

Réservé aux abonnés | | Par - à Bamako
Mis à jour le 30 avril 2021 à 18h15
Le ministre de la Jeunesse et des Sports (au centre) le 29 avril 2021.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports (au centre) le 29 avril 2021. © © Mossaattaher/Facebook

Le ministre malien de la Jeunesse et des Sports joue gros dans la guerre qui fait rage pour prendre la tête du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ). Ce samedi, une rencontre est prévue pour tenter de trouver une solution.

Depuis qu’il occupe le portefeuille de la Jeunesse et des Sports au sein du gouvernement de transition, Mossa Ag Attaher s’emploie à perdre son image d’ancien porte-parole de groupes ex-rebelles. Celui qui fut la voix du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), avant de devenir le porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), organisation qu’il a représentée lors du dialogue national inclusif organisé à l’initiative de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta – avant d’en claquer la porte –, présente désormais le visage d’un « ministre dynamique ».

Diarra contre Diallo

À 41 ans, ce natif de Temera dans le cercle de Bourem, nommé au sein du gouvernement de la transition au nom de l’ouverture aux groupes armés signataires de l’accord pour la paix d’Alger de 2015, tente d’imprimer sa marque. Parmi les nombreux dossiers qui s’accumulent sur son bureau de jeune ministre, l’un des plus épineux est la crise de leadership qui secoue le Conseil national de la jeunesse (CNJ) depuis 2019. Ce samedi 1er mai, Ag Attaher sait qu’il joue gros : le CNJ tient en effet une conférence extraordinaire dans la région de Bougouni, qui s’annonce pour le moins agitée. Et l’implication du ministre dans ces bisbilles internes a suscité une polémique entre partisans et détracteurs de ce dernier, tant dans la presse que sur les réseaux sociaux. Accusé d’« immixtion » par les uns, il mènerait un « combat pour l’unification de la jeunesse » pour les autres.

Le CNJ, qui se veut une plateforme de concertation, d’accompagnement et de coordination des actions de la jeunesse, a du plomb dans l’aile depuis le congrès de novembre 2019. L’élection d’Amadou Diallo à la présidence n’avait alors pas été reconnue par son adversaire, Ousmane Diarra, dit « Gousno ». Ce dernier a contre-attaqué sur le front judiciaire, tout en revendiquant la victoire, se présentant comme le « président élu » du CNJ. Amadou Diallo a, à son tour, saisi la justice. Le bras de fer a même valu à Ousmane Diarra un séjour en détention préventive, suite à une plainte déposée contre lui par Amadou Diallo.

Le CNJ s’enfonce dans une crise qui affaiblit la jeunesse

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