Diplomatie

UEMOA : comment les chefs d’État se sont réparti les postes

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 29 avril 2021 à 16h47
Abdoulaye DIOP, nouveau Président de la Commission de l’UEMOA© UEMOA

Abdoulaye DIOP, nouveau Président de la Commission de l’UEMOA© UEMOA © Abdoulaye DIOP, nouveau Président de la Commission de l’UEMOA © UEMOA

Les dirigeants ouest-africains ont signé un « acte additionnel » censé assurer une meilleure représentativité des États au sein des institutions de l’organisation. Voici ce dont ils sont convenus.

Est-ce bientôt la fin de l’époque où les membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) se livraient d’intenses batailles diplomatiques pour placer leurs ressortissants à la tête des organes de l’institution ? Selon nos informations, les présidents de la sous-région viennent en effet d’adopter un texte visant à stabiliser la gouvernance des organes de l’UEMOA et à mettre un terme aux querelles de chapelle.

Le document, que Jeune Afrique a pu consulter, précise qu’à partir du mois de mai 2021, la présidence de la Commission de l’UEMOA reviendra désormais au Sénégal.

Poste sur mesure pour la Guinée-Bissau

La direction du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), qui devient l’Autorité des marchés financiers (AMF), sera confiée au Togo. Le Bénin de Patrice Talon gardera pour sa part la main sur la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), aux côtés du Mali, qui en assura la vice-présidence.

Une nouveauté : la création d’une deuxième vice-présidence de la BOAD, qui sera attribuée à la Guinée-Bissau. « La Guinée-Bissau n’occupait aucun poste dans les institutions régionales, explique une source au sein de l’UEMOA. C’est une anomalie que les chefs d’État ont voulu corriger. » Le nom de la personnalité envisagée n’est pas encore connu.

Côte d’Ivoire, Burkina, Niger

Première économie de l’Union, la Côte d’Ivoire conserve, elle, la direction de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Un poste actuellement occupé par Tiémoko Meyliet Koné, qui connaît bien les rouages de cette administration dans laquelle il a passé plus de trente ans.

Le Burkina et le Niger gardent pour leur part les fonctions de vice-gouverneurs. « La décision des chefs d’État vise à assurer le fonctionnement régulier des organes de l’Union et à veiller à ce que chaque État soit définitivement représenté dans les instances dirigeantes », explique le document.

On se souvient notamment du bras de fer qui avait opposé Macky Sall à Mahamadou Issoufou en décembre 2016 : le Sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré venait de démissionner de la tête de la Commission et Dakar avait souhaité que le poste reste attribué à l’un de ses ressortissants. Niamey – qui avait finalement obtenu gain de cause – s’y était violemment opposé, défendant la nomination d’un Nigérien à la présidence de l’institution, ainsi que le prévoyait une décision prise cinq ans plus tôt.

Bientôt la prestation de serment

L’UEMOA, dont le siège est basé à Ouagadougou, prépare activement la prestation de serment, prévue le 10 mai, du nouveau président de sa Commission, l’ancien ministre sénégalais du Budget, Abdoulaye Diop. Il succèdera au Nigérien Abdallah Boureima.

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