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Procès des 100 jours en RDC : Samih Jammal passe à l’offensive

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Mis à jour le 28 avril 2021 à 17:20

Samih Jammal © DOC YOUTUBE

Les avocats de l’homme d’affaires libanais, condamné aux côtés de Vital Kamerhe, vont engager de nouvelles poursuites, notamment pour torture. Dans leur viseur, plusieurs personnalités politiques congolaises.

Près d’un an après la condamnation de Samih Jammal pour détournement de fonds, corruption et blanchiment des capitaux, ses conseils Jacqueline Laffont, Benjamin Grundler, Jemal Taleb et François Artuphel, s’apprêtent, selon nos informations, à saisir le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) et l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada).

Ils vont également porter plainte pour torture devant le tribunal de première instance de Bruxelles, au nom de la compétence universelle. Au moins trois responsables congolais sont visés.

Lettre à Tshisekedi

Il s’agit de l’ancien directeur de cabinet intérimaire de Félix Tshisekedi, Désiré Cashmir Eberande Kolongele, de son conseiller spécial en matière de sécurité, François Beya, et de l’ancien Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Samih Jamal, 79 ans, a été placé en détention le 25 février 2020 à la prison centrale de Makala, puis hospitalisé, dès le 19 octobre 2020, à la clinique Caroline de Kinshasa. Dans une lettre qu’ils ont fait parvenir au président congolais le 24 avril, ses avocats français demandent sa « libération immédiate » et son transfert en Turquie. L’homme d’affaires libanais doit subir une intervention chirurgicale à l’hôpital de l’université d’Istinye, situé à Istanbul.

Ses avocats dénoncent également le « traitement arbitral et partial » dont ferait l’objet leur client, qui souffrirait, selon plusieurs certificats médicaux, de « pathologies multiples ». « La dégradation rapide et alarmante de l’état de santé de notre client l’expose aujourd’hui à un risque élevé de mort », poursuivent-ils.

Une fois l’opération chirurgicale effectuée, Jammal prend « l’engagement solennel de retourner à Kinshasa et de se présenter à l’audience qui se tiendra devant la Cour d’appel, dès qu’une date sera fixée ». Ce courrier est resté, pour le moment, sans réponse.