Politique

Mali : le calendrier électoral est-il réaliste ?

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Mis à jour le 22 avril 2021 à 10h01
Des milliers de Maliens rassemblés, après la démission d’IBK, sur la place de l’indépendance à Bamako, au Mali, le 21 août 2020.

Des milliers de Maliens rassemblés, après la démission d'IBK, sur la place de l'indépendance à Bamako, au Mali, le 21 août 2020. © Anadolu Agency via AFP

Annoncé par les autorités de transition, le calendrier des prochaines élections suscite le débat au sein de la classe politique. Nombreux sont ceux qui l’estiment trop ambitieux, voire illégitime.

« Les élections se tiendront à date », affirme Mohamed Salia Touré, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, par ailleurs porte-parole du gouvernement. Ce 15 avril, il est accompagné du lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Face à la presse, ce dernier égrène les dates retenues pour les différents rendez-vous électoraux qui rythmeront la transition. Le référendum est prévu le 31 octobre prochain ; l’élection des conseillers communaux, des cercles, des régions et du District de Bamako, le 26 décembre.

La présidentielle et les législatives seront quant à elles couplées. Les premiers tours sont fixés au 27 février 2022 et les seconds respectivement le 13 et 20 mars. Pour les autorités, le regroupement des scrutins est un moyen de réduire les coûts et permettrait d’éviter une baisse de la participation.

La publication du calendrier électoral était attendue. C’était l’une des exigences de la classe politique et des organisations de la société civile, ainsi que des partenaires internationaux du Mali. Lors d’une réunion du conseil de sécurité de l’ONU le 6 avril, les États-Unis avaient réclamé « un calendrier définitif confirmant les dates du processus électoral ». « Nous devons nous assurer que des élections libres et équitables se déroulent à temps », avait insisté l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield.

Critiques

Pour certains, la publication de ce calendrier respectant la durée de la transition est un soulagement. D’autres se sont en revanche empressés de dénoncer le caractère non inclusif de la démarche, tout en se montrant dubitatifs quant au grand nombre de scrutins à organiser dans les délais impartis.

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