Sécurité

Côte d’Ivoire : les détails de l’attaque de la caserne de N’Dotré

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Les forces spéciales défilent devant le palais présidentiel à Abidjan, le 7 août 2017, lors des célébrations marquant le 57e anniversaire de l’indépendance du pays vis-à-vis de la France.

Les forces spéciales défilent devant le palais présidentiel à Abidjan, le 7 août 2017, lors des célébrations marquant le 57e anniversaire de l'indépendance du pays vis-à-vis de la France. © ISSOUF SANOGO/AFP

Les forces armées de Côte d’Ivoire ont subi, dans la nuit du 20 au 21 avril, une opération visant la caserne d’une de leurs unités, située à N’Dotré, dans la commune d’Abobo, à la lisière avec Anyama. Voici les premiers éléments dont disposent les enquêteurs.

Le bilan officiel fait état de trois morts et d’une arrestation dans les rangs des assaillants. De leur côté, les forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) ont déploré un blessé léger. Des armes, des munitions et du matériel de télécommunication ont par ailleurs été saisis.

Selon nos informations, cette attaque a été menée par un commando d’une vingtaine d’hommes armés, arrivés à bord de minibus et de motos, qui ont pris simultanément d’assaut les deux entrées de la caserne.

Anciens miliciens libériens

L’objectif des assaillants était de s’introduire dans cette infrastructure militaire afin d’y récupérer des armes et des équipements. Celui-ci abrite à la fois un détachement d’instruction des forces spéciales, ainsi que des éléments du bataillon en préparation pour la relève du contingent ivoirien engagé dans la mission des Nations unies à Tombouctou. Les Ivoiriens sont formels : il ne s’agit pas d’une attaque terroriste.

Selon les premiers indices des enquêteurs, recueillis après l’interrogatoire d’un des assaillants qui a été arrêté, ceux-ci sont d’anciens miliciens libériens recrutés pour tenter de déstabiliser les forces de sécurité et la Côte d’Ivoire. Les services de renseignements libériens avaient déjà alerté leurs homologues ivoiriens à propos de ces menaces.

Selon nos informations, les services de l’ambassade de Côte d’Ivoire au Liberia avaient informé en mars les autorités ivoiriennes sur une série d’événements qui pourraient avoir de potentielles répercussions dans leur pays, notamment des évasions à la prison centrale de Happer, située dans le comté du Maryland, proche de Tabou, dans le sud-ouest ivoirien .

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