Politique économique

Mali : pourquoi le FMI croit en la reprise de l’économie

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Mis à jour le 03 mai 2021 à 10h46
Usine de la Compagnie malienne de textile (Comatex) à Ségou, en décembre 2018.

Usine de la Compagnie malienne de textile (Comatex) à Ségou, en décembre 2018. © MICHELE CATTANI/AFP

Épidémie mondiale, crise sécuritaire régionale, coup d’État et agitation sociale… Malgré tous ses déboires, le Mali devrait dès cette année connaître une embellie économique.

De l’avis de Khalid Dembélé, macroéconomiste et enseignant à l’université privée Intec-Sup, à Bamako, « les perspectives ne sont pas si joyeuses ».

Et comment pourrait-il en être autrement après une année 2020 qui a débuté avec la pandémie de Covid-19 et son cortège de paralysies économiques et sociales, avant que, le 18 août, le coup d’État – le septième depuis 1960 – ne mette le Mali au ban de la communauté africaine et internationale pendant deux mois ? Une deuxième vague du virus s’est révélée plus meurtrière en fin d’année, et le terrorisme n’en finit pas.

À vrai dire, ces catastrophes successives n’ont pas provoqué d’effondrement. Certes, la croissance robuste de + 4,8  % de 2019 a laissé la place à une récession de 2 % en 2020. Le déficit budgétaire méritoire de – 1,7  % du PIB en 2019 a plongé à – 5,5 % l’an dernier. Mais il fallait bien que le gouvernement ouvre les vannes de la dépense sociale au moment où se tarissaient les recettes publiques sous l’effet des fermetures des frontières et du confinement sanitaire !

Coups de pouce salvateurs

Si l’on regarde bien cette année « horribilis », force est de constater que, dans ses malheurs, le Mali a profité de coups de pouce salvateurs. La récolte cotonnière a été catastrophique en raison du refus des cotonculteurs de planter, pour cause de prix sévèrement en baisse. La production de coton-graine est tombée de 700 000 tonnes (t) lors de la campagne 2019-2020 à moins de 150 000 t pour la campagne 2020-2021, selon le PR-Pica (Programme régional de protection intégrée du cotonnier en Afrique), dont à peine 2 % sont transformés localement.

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